"A partir du 11 décembre 2017, Mamadou Koulibaly ne peut plus parler au nom de Lider" (Oumé Mimba Ghislain, Membre du parti)
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"A partir du 11 décembre 2017, Mamadou Koulibaly ne peut plus parler au nom de Lider" (Oumé Mimba Ghislain, Membre du parti)

RTI Info / Lacinan Ouattara | Lu 441 fois | Publié

Le Professeur Mamadou Koulibaly, Président du parti Liberté et Démocratie pour la République (Lider), selon les textes de cette formation politique du parti, ne sera plus en droit de le représenter. Certains membres de Lider, réunis au sein du Groupe d'actions concrètes et efficaces (GRACE-Lider), l’ont fait savoir au cours d'une conférence de presse ce samedi 9 décembre à Abidjan.

Le Groupe d'actions concrètes et efficaces (GRACE-Lider), contestant le Professeur Mamadou Koulibaly, souhaite une application pure et simple des textes du parti. "Mamadou Coulibaly ne doit pas créer une crise juridico-politique au sein de Lider . Il a fait ses preuves. Il a doté le parti de textes qui doivent être appliqués. Et rien d'autres", s'est exprimé Mimba Ghislain, anciennement délégué national chargé de l'implantation du parti dans le Grand-Ouest.

Pour lui, l'objectif de tout parti politique est de conquérir le pouvoir et de l'exercer et cela doit se faire sur la base des textes que le parti s'est librement donné. A ce stade, Mimba Ghislain estime que la gestion financière "opaque" de Mamadou Koulibaly et sa volonté de s'accaparer le parti, sont à la base des difficultés.

"Nous dénonçons l'accaparement du parti Lider par un groupuscule mené par Nathalie Yamb et Monique Gbekia", a dit Oumé Mimba Ghislain devant la presse.

Au cours de cette conférence de presse, les questions comme la réconciliation, le foncier et l'immigration irrégulière des jeunes ivoiriens ont été abordées. Le responsable du mouvement a indiqué que ces sujets méritent des actions concrètes et efficaces pour une paix durable en Côte d'Ivoire. Il a fustigé, avec les autres membres de Lider présents, les partis d'opposition toujours "amorphes".

Mamadou Koulibaly, qui s'attendait certainement à cette levée de bouclier de la part certains membres du parti qu’il a créé en juillet 2011, avait indiqué dans un Tweet en date du 6 décembre dernier que "La démocratie, ça coûte cher. LIDER a besoin d’argent. Nous attendons les bonnes volontés."

Une manière pour lui d’annoncer que le parti ne pouvait tenir un congrès dans le temps, faute d’argent. Le magazine "La Lettre du Continent" avait d’ailleurs porté l'information selon laquelle, Lider avait des tensions de trésorerie. C'est la capture de la brève du magazine que le compte Twitter officiel du parti avait utilisé pour illustrer le tweet à propos.

S’il y est mentionné que le Professeur en Economie a dissout la direction de "son parti", ce dernier ne pouvant prétendre de nouveau à la présidence, selon les textes, il reste pour lui la possibilité d’être candidat à la présidentielle ivoirienne de 2020.

Deux potentiels successeurs de Mamadou Koulibaly à la tête de Lider, parmi lesquels Monique Gbékia, déléguée générale et Lancina Karamoko, délégué en charge de l’implantation du parti, sont cités dans l’article.

Contactés par la Rédaction de RTI Info, les responsables de la communication de Lider et Mamadou Koulibaly ont promis un retour dans les prochaines heures.

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