Lutte contre le paludisme : une guerre sans fin
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Lutte contre le paludisme : une guerre sans fin

Rti Info / Mariam CISSE (Stagiaire) | Lu 1292 fois | Publié

Le paludisme, cette maladie, dont le taux de mortalité reste inquiétant en Afrique et en particulier en Côte d’Ivoire. Pour ce 25 avril, journée mondiale de lutte contre cette maladie l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reste plus que déterminée. Il faut atteindre le taux de 90 % de réduction de de la maladie dans le monde d’ici 2030. La Côte d’Ivoire de son côté est véritablement engagée dans la lutte. Le taux de mortalité est en baisse ces dernières.

L’objectif est clairement défini, il faut réduire de 90 % le taux de mortalité dû au paludisme d’ici 2030. L'énergie déployée par l'OMS et l'ensembles des acteurs du monde médical semblent bien présente, car le monde se dit « prêt à vaincre le paludisme ». Malgré les moyens, le taux de mortalité reste cependant inquiétant à l'échelle mondiale d’autant plus que les recherches montrent que l’anophèle, moustique transmetteur de la maladie développe une résistance.

En Côte d’Ivoire, le paludisme représente la première cause de consultation et d’hospitalisation. 33% des décès dans les hôpitaux ivoiriens sont du fait de cette maladie. Il est par ailleurs responsable de 40% d’absentéisme en milieu scolaire et professionnelle, masi aussi et surtout est à la base de 50% de perte des revenus agricoles.

La plus ancienne des maladies humanitaires, mais aussi la plus tenace d’autant plus que la lutte pour l’évincer part des politiques juridiques à celles financières. Le pays prend à bras le corps le problème et a institué un programme National de lutte contre le paludisme avec une direction de coordination chargée de la mise en œuvre, du suivi des politiques. 

Des armes biens chargées

La Côte d’Ivoire, à l’instar du monde, a pourtant enregistré des progrès notables. Tant dans la gestion post-maladie que dans la prise en charge des malades. De 2010 à 2015 le pays passe du rang de 5ème pays fortement épidémique au 12ème sur les 15 pays de l’Afrique. Une nette évolution dans la guerre contre le fléau. Entre 2016 et 2017, le taux de mortalité, lui a chuté de 27 %,  il est passé de 4431 cas à 3222.

Ces succès sont le fait de trois armes : la moustiquaire imprégnée d’insecticide, l’équipement des centres de santé pour le diagnostic et la prise en charge. 

en 2015 près 15 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées aux ménages en guise de prévention de la maladie. L’équipement sanitaire, lui s’est vu renforcé avec 2000 hémoglobinomètres pour le diagnostic précoce de la maladie et la prise en charge rapide et correcte des cas de paludisme au niveau des établissements sanitaires et de la communauté. Dans cette même dynamique, il a été institué par les autorités ivoiriennes une prise en charge gratuites des populations les plus vulnérables (enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes).

I ces efforts au niveau local sont à saluer, l'objectif mondial est loin d'être atteint. Le délai de 2030 approche que l’objectif mondial de réduction du taux de mortalité lié au paludisme ne soit au centre des politiques financières. Selon l’OMS, pour y arriver, il faudrait que le financement pour la lutte augmente 4 fois plus. Le niveau de dépense mondiale est estimé à 2,7 milliards de dollars soit plus de 1450 milliards de FCFA.

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