Afrique : Le financement du "G5 Sahel" encore à la traîne.
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Afrique : Le financement du "G5 Sahel" encore à la traîne.

Rti Info / Mariam CISSE (stagiaire) | Lu 547 fois | Publié

Les chefs d’Etat du G5 Sahel, force militaire conjointe antiterroriste, se sont réunis le mardi 6 février à Niamey, pour tenter de mobiliser des ressources pour le financement nécessaire au fonctionnement effectif de cette force. A ce quatrième sommet ouvert en début de semaine, le Président malien Ibrahim Boubacar Keita a cédé le fauteuil à son homologue nigérien Mahamadou Issoufou.

A Niamey le mardi, les discussions ont porté essentiellement sur le fonctionnement de la force régionale antiterroriste. Les chefs d’Etat des cinq pays membres à savoir la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, sont unanimes sur le fait qu’il faille impérativement rentrer dans la phase opérationnelle. 

Cependant la bataille du financement n’est pas encore gagnée. Les pays fondateurs avaient estimé leurs besoins à près de 241 milliards de francs CFA, tandis que la France juge que 134 milliards de Francs CFA suffiront pour les opérations. Les doléances pour le complément continuent, mais pendant ce temps les promesses d’apports s’élèvent à 133 milliards de Francs CFA. Les membres du "G5S" entendent apporter chacun environ 5,5 milliards de Francs CFA, l’Union Européenne environ 27 milliards de Francs CFA, l’Arabie Saoudite près de 54 milliards de Francs CFA et les Etats-Unis ont annoncé une aide bilatérale globale de 32 milliards de Francs CFA. 

En janvier dernier, Emmanuel Macron a également annoncé, lors de sa visite à Bamako un appui matériel venant de force Barkhane, estimé à plus de 4 milliards de Francs CFA.

Un autre sujet au cœur du débat, la montée en puissance de la force militaire. Cette force composée de plus de 5000 militaires devra coopérer avec l’armée française et les soldats des Nations Unies déployés dans le Sahel pour lutter efficacement contre le djihadisme. Une coalition qui "sera opérationnelle à la fin du mois de mars", selon le ministre malien des Affaires étrangères, Tiéman Hubert Coulibaly, cité par l'AFP.

"Cette force française en plus la mission onusienne devra accompagner le G5 Sahel dans la durée jusqu’à ce que la situation soit pacifiée", avait précisé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Une autre conférence des donateurs est prévue le 23 février, à Bruxelles. D’ici là, un protocole d’entente entre le "G5S" et le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que l'Organisation des Nations unies a également été signé le lundi dernier pour bénéficier d’un appui à "la résilience alimentaire" des populations des cinq Etats sur la période 2018-2020.

Pour l’heure, l’opération du G5S se fera sans l’Algérie, d’ailleurs reconnu pour son efficacité dans la lutte contre le terrorisme. En décembre, la France avait tenté des négociations pour intégrer Alger, une offre qu’elle a déclinée. Selon les autorités algériennes, "la Constitution interdit à l’armée de mener des opérations à l’extérieur des frontières du pays".

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