Fête nationale sanglante au Cameroun
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Fête nationale sanglante au Cameroun

Fête nationale sanglante au Cameroun

AFP | Lu 1641 fois | Publié

La fête nationale du pays célébrée ce dimanche 20 mai a été marquée par plusieurs attaques dans les régions anglophones qui ont causé la mort d'au moins 10 personnes.

La première attaque a eu lieu à Belo, dans la région du Nord-ouest. Cette attaque a visé un poste de contrôle de l'armée.

A Batibo, des hommes armés ont tenté d'empêcher la célébration de la fête. C'est dans cette localité qu'un sous-préfet avait été enlevé le 11 février 2018 par des présumés séparatistes.

 

Le bilan provisoire de ces deux attaques est de 10 présumés séparatistes tués. Deux soldats sont morts. Un important stock de matériel de guerre a été saisi selon l'armée et des sources médicales.

Dans le Sud-ouest du pays, un policier a été tué à Ekona et le maire de la localité de Banguem et son adjoint ont été enlevés par des hommes armés.

Adolphe Lele Lafrique, gouverneur de la région du Nord-ouest, indique cependant que ces incidents n'ont pas perturbé le bon déroulement de la fête.

Les villes des deux régions anglophones sont restées fortement militarisées. Des civils qui ont participé à la commémoration ont été escortés à la Place des fêtes par l'armée.

De présumés séparatistes menaçaient depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux de troubler les célébrations de la fête nationale.

Le 20 mai 1972, la République Fédérale du Cameroun est devenue République Unie du Cameroun.

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