L'Alabama au centre du jeu politique américain pour une élection à suspense
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L'Alabama au centre du jeu politique américain pour une élection à suspense

L'Alabama au centre du jeu politique américain pour une élection à suspense

AFP | Lu 595 fois | Publié

Trois millions d'électeurs de l'Etat américain de l'Alabama sont appelés aux urnes mardi pour élire leur second sénateur, un scrutin incertain qui déchaîne les passions au Congrès, au parti républicain et jusqu'à la Maison Blanche de Donald Trump.

Toute la course s'est concentrée sur le sulfureux candidat républicain, Roy Moore, ancien juge ultra-conservateur qui veut porter au Sénat des Etats-Unis son activisme religieux mais qui depuis plus d'un mois est accusé d'attouchements sur deux mineures à la fin des années 1970.

Le scandale a mis ce siège à portée de main des démocrates pour la première fois depuis un quart de siècle.

Et il a créé un casse-tête inextricable pour le parti au pouvoir. Ses responsables et élus au Congrès ont appelé Roy Moore à se désister après les premières allégations, il y a un mois, en vain... et sont résolus à une sorte de défaite, quel que soit le résultat.

Si Roy Moore l'emporte, la marque républicaine risquerait d'être salie par association, alors que les Etats-Unis sont en plein examen de conscience sur le harcèlement sexuel et le respect de la parole des victimes.

Et si le candidat perd, la majorité dans la cruciale chambre haute du Congrès passerait de 52 à 51 sièges sur 100, une marge de manoeuvre réduite à peau de chagrin.

C'est pour conserver ce précieux siège, vacant après la nomination de Jeff Sessions comme ministre de la Justice au début de l'année, que Donald Trump a fini par soutenir Roy Moore. Au diable les conséquences pour les élections législatives de 2018, ou pour l'image d'un parti duquel il sait se dissocier selon les circonstances.

L'ex-conseiller présidentiel Stephen Bannon a jeté son dévolu sur le "juge Moore" au nom de la lutte contre "l'establishment" républicain, qu'il accuse de vouloir freiner la révolution trumpiste. 

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