L'UE veut que la Chine s'ouvre plus aux investissements étrangers (Malmström)
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L'UE veut que la Chine s'ouvre plus aux investissements étrangers (Malmström)

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AFP | Lu 646 fois | Publié

L'Union européenne attend de la Chine qu'elle "s'ouvre plus" aux investissements étrangers et "joue mieux le jeu du libre commerce" avec ses partenaires, a déclaré lundi la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström.

"Nous sommes en discussion avec la Chine pour voir comment nous pouvons travailler avec eux pour qu'ils s'ouvrent davantage", a-t-elle dit sur BFM Business, alors que le président français Emmanuel Macron effectue sa première visite en Chine.

La commissaire a estimé qu'il fallait être "vigilant" face aux investissements chinois en Europe. 

"Je crois que des investissements chinois en Europe, c'est basiquement une bonne chose, mais il ne faut pas être naïf, il faut aussi savoir que derrière les investissements, parfois, il y a beaucoup de subventions de l'Etat chinois", a-t-elle mis en garde, appelant à ce que Pékin agisse pour qu'il y ait plus de réciprocité avec ses partenaires européens.

"Aujourd'hui (...) c'est difficile pour les compagnies européennes d'investir en Chine", a-t-elle souligné, évoquant notamment le "manque de transparence" et "d'accès à internet" qui handicapent les entreprises. 

"La Chine veut être une économie de marché, elle ne l'est pas, mais si elle veut l'être, elle doit jouer aussi selon ces règles", a insisté Mme Malmström. 

Son appel fait écho aux propos d'Emmanuel Macron, qui a réclamé lundi lors de sa première visite d'Etat en Chine une alliance plus équilibrée entre Pékin et ses partenaires européens.

"Ces routes sont en partage et elles ne peuvent être univoques. Elles ne peuvent être les routes d'une nouvelle hégémonie qui viendrait mettre en état de vassalité les pays qu'elles traversent", a-t-il lancé.

Interrogée sur les traités de libre-échange en négociation, Mme Malmstöm a reconnu l'existence de points de blocages liés aux positions de l'administration américaine, tout en insistant sur les avancées en cours concernant l'Union européenne et certains de ses partenaires.

"Ce que nous avons vu après l'attitude très négative de l'administration américaine (...) c'est qu'(il y a) beaucoup de pays dans le monde qui partagent nos valeurs, qui sont comme nous, qui disent que c'est bien de faire du commerce", a-t-elle déclaré.

"Nous avons conclu" un accord "avec le Japon juste avant Noël, nous sommes très près de conclure avec le Mexique et les quatre pays du Mercosur" (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) et "nous allons commencer à discuter avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande plus tard cette année", a-t-elle ajouté, assurant que de nombreux pays cherchaient "un leadership européen".

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