Des organisations de la société civile proposent une réforme de la CEI et du code électoral
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Des organisations de la société civile proposent une réforme de la CEI et du code électoral

Des organisations de la société civile proposent une réforme de la CEI et du code électoral

AIP | Lu 1697 fois | Publié

Des organisations de la société civile regroupées au sein du Groupe de plaidoyer et d’actions pour une transparence électorale (GPATE) et du Réseau des acteurs ivoiriens des droits humains (RAIDH) proposent une réforme de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et du code électorale en vue d’élections transparentes et inclusive.

Pour leurs porte-paroles, Gauze Fernand  et Bamba Sindou, lors d’une conférence de presse tenue au CERAP, lundi  à Abidjan-Cocody, plusieurs raisons militent en faveur de la réforme de l’institution en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire.

Il s’agit de la demande de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples du 18 novembre 2018 de réformer la loi portant composition, organisation, attributions et fonctionnement de la CEI, le dernier rapport 2017  MO Ibrahim qui,  en son critère sur les agences de contrôle des élections estime que la Côte est dans le signal d’alerte avec une tendance à la régression en ce qui concerne la CEI avec une marge négative de -0,30 et l’image que la CEI a renvoyée, lors des élections 2010, qui n’était pas de nature à renforcer sa crédibilité.

Le collectif propose un rôle plus accru à la société civile dans sa composition, le retrait des représentants des entités étatiques, un mandat de six ans renouvelable une seule fois pour le président de la CEI avec une rotation au tiers pour les membres  chaque quatre ans, le retrait des religieux et des chefs traditionnels, entre autres.

Quant au code électoral, sa réforme tient du fait  de la constitution du 08 novembre 2016 qui intègre de nouvelles institutions dont les modes de désignation des animateurs ne figurent pas dans le code électoral en vigueur. De nouvelles dispositions qui nécessitent d’être prises en compte dans le cadre juridique des élections et les insuffisances constatées par les organisations de la société civile lors de leur mission d’observations dans l’application du code électoral de 2015 et 2016.

Par  conséquent, ces organisations de la société civile proposent des modifications du code électoral portant sur la qualité d’électeur, la liste électorale, des opérations préparatoires du scrutin, des opérations de vote et de la proclamation des résultats, le cautionnement des candidatures de l’élection du président de la République et du vice-président de la République, des élections des députés et sénateurs, de la présentation des candidatures aux élections des députés et sénateurs, etc.

Pour la société civile, la Côte d’Ivoire qui a connu une crise électorale dans son passé récent  a besoin de rassurer l’ensemble des acteurs  politiques en construisant la confiance autour des élections. Selon elles, ces propositions ont pour but de contribuer à l’érection d’un cadre juridique transparent et inclusif des élections en Côte d’Ivoire.

Ces organisations souhaitent que ces réformes se fassent avant les prochaines élections municipales, régionales et sénatoriales.

La CEI a proposé la date du 21 avril 2018 pour la tenue des élections municipales, régionales et sénatoriales , rappelle-t-on.

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