Tout le monde doit œuvrer « avec humilité » au retour des exilés du FPI (Cissé Bacongo)
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Tout le monde doit œuvrer « avec humilité » au retour des exilés du FPI (Cissé Bacongo)

Tout le monde doit œuvrer « avec humilité » au retour des exilés du FPI (Cissé Bacongo)

AIP | Lu 280 fois | Publié

Toutes les composantes de la classe politique ivoirienne, surtout le Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel), doivent œuvrer « avec humilité » au retour en Côte d’Ivoire des exilés du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a déclaré Ibrahim Cissé Bacongo, conseiller spécial du président de la République chargé des affaires juridiques, institutionnelles et politiques.

« Le président Bédié (Henri Konan) et certains de ses proches ont connu l’exil après le coup d’Etat de décembre 1994 ; de même nous aussi, RDR, notre président et beaucoup de ses collaborateurs et militants ont connu l’exil au début des années 2000. Aujourd’hui, ce sont nos frères FPI qui sont en exil. Il faut que ceux qui sont en exil rentrent », a exhorté M. Cissé Bacongo, animant un meeting samedi au terrain Konan Raphaël de Marcory (Abidjan-Sud), face aux militants RDR de cette commune.

« Quand j’étais ministre de la Fonction publique, je veillais personnellement à ce que les exilés fonctionnaires réintègrent leurs postes dès leur retour et touchent leurs salaires impayés. Il y en a même un qui a touché jusqu’à 8 millions de francs CFA de rappel après son retour au pays », a révélé le député de Koumassi, qui s’exprimait dans le cadre des tournées initiées par la direction du RDR à travers le pays pour remobiliser leurs bases.

Parmi ces personnalités retournées au bercail, il a notamment cité les ex-ministres Kadet Bertin, Jean-Jacques Béchio, Hubert Oulaye, ainsi que le lieutenant-colonel Kacou Brou dit KB, le cinéaste Sidiki Bakaba et l’écrivain et critique littéraire Tibiurce Koffi.

Cissé Ibrahim Bacongo a invité chacun à « faire preuve d’un minimum d’humilité pour tendre la main à ces frères du FPI pour une réconciliation vraie » en Côte d’Ivoire.

« Nous avons tous fauté par action ou par omission ; surtout nous les intellectuels avons, tous bords confondus, avions à un moment démissionné, parce que nous n’avions pas parlé à des moments où il aurait fallu parler, ou avions trop parlé au moment où il n’aurait pas fallu. Nous sommes contraints de regarder dans la même direction, car aujourd’hui les vents sont contraires », a-t-il asséné.

Plusieurs cadres et militants du Front populaire ivoirien (FPI) et partisans de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, ont fui le pays après la crise postélectorale de 2010-2011, sanctionnée par la chute de leur régime.

Cette crise, née du refus de M. Gbagbo (déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel) au deuxième tour de l’élection présidentielle de novembre 2010, de céder le pouvoir à son challenger, l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara (déclaré vainqueur par la Commission électorale indépendante et reconnu par la communauté internationale), a été émaillée de violences qui ont fait officiellement quelque 3000 morts.

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