La société civile ivoirienne revendique la Commission Electorale Indépendante (CEI)
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La société civile ivoirienne revendique la Commission Electorale Indépendante (CEI)

La société civile ivoirienne revendique la Commission Electorale Indépendante (CEI)

RTI Info / Frédéric Gore Bi | Lu 290 fois | Publié

Des organisations de la société civile ont rencontré ce mardi, quinze partis politiques au siège du Rassemblement pour la Paix (RPP) à Cocody, en vue d'un plaidoyer pour obtenir du gouvernement ivoirien la refonte de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Une refonte qui devrait leur permettre de diriger l’institution et garantir ainsi des scrutins plus crédibles, équitables et apaisées.

Sept organisations de la société civile ivoirienne proposent de diriger la Commission Electorale Indépendante (CEI). Cette proposition a été faite à la sortie d’une rencontre avec plusieurs partis de l'opposition. Ces organisations, conduites par l’Action pour la Défense de la Paix (APDH), entendent ainsi épargner la Côte d’Ivoire des crises liées à l’organisation des élections.

"C’est dans le cadre de la réforme de la Commission électorale indépendante, voulue et décidée par la Cour Africaine de Justice et des Peuples (CADHP) que les organisations de la société civile souhaitent partager les recommandations avec tous les acteurs politiques", a déclaré Fernand Gauze, porte-parole desdites organisations.

La proposition d’être à la tête de l’institution en charge des élections sera un gage de paix et de stabilité, selon la société civile. "Notre souhait, c’est que la CEI soit dirigée par la société civile pour la mettre à l’abri des querelles partisanes et de suspicions qui ont frappées toutes les autres CEI jusqu’à maintenant", a-t-il ajouté.

Réunie au sein d’une plateforme commune adressant sur les questions de gouvernance et des Droits de l’Homme, la société civile propose une composition plus équilibrée de la CEI. "Nous avons souhaité dorénavant que le nombre de Commissaires soit réduit de dix-sept (17) à treize (13). Ensuite, nous avons demandé une représentation équilibrée entre les partis politiques de l’opposition et le pouvoir et la société civile, à raison de 3 membres par organisation représentée", a précisé M. Gauze.

Pascal Affi N’Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien (FPI) a affirmé pour sa part que l’Etat devrait chercher à se conformer à la décision de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Sur les actions engagées par la CEI dans le cadre des prochaines échéances électorales locales, il a indiqué que "ce que fait la CEI n’engage qu’elle et non les Ivoiriens".

Il faut rappeler que la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), dans un arrêté en date de novembre 2016, a ordonné à l’Etat ivoirien de reformer la loi relative à l’organisation, la composition, les attributions et le fonctionnement de la Commission électorale indépendante (CEI).

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