Amnesty dénonce l'impunité en Sierra Léone
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Amnesty dénonce l'impunité en Sierra Léone

Amnesty dénonce l'impunité en Sierra Léone

AFP | Lu 910 fois | Publié

Amnesty International a déploré mardi l'échec du nouveau gouvernement sierra-léonais à rétablir le droit de manifester et à poursuivre des policiers responsables de la mort de manifestants sous le régime précédent.

"Les autorités doivent garantir et promouvoir le droit pour des individus pacifiques à se rassembler sans crainte pour leur sécurité", a déclaré mardi à Freetown Solomon Sogbandi, directeur d'Amnesty International en Sierra Leone.

"Le nouveau gouvernement en Sierra Leone a une véritable occasion de mettre en oeuvre des réformes qui pourraient aider la police à gérer des manifestations efficacement et sans violences, et rétablir la confiance du peuple envers les forces de sécurité", a-t-il ajouté.

Neuf manifestants ont été tués et 80 blessés au cours des dix dernières années au cours de rassemblements dans lesquels la police a fait usage de balles réelles sur des manifestants pacifiques, quand l'impunité policière était généralisée sous le régime précédent, selon Amnesty.

"Au cours de la dernière décennie, des manifestations antigouvernementales ont systématiquement été interdites ou bien ont été violemment dispersées", a déclaré devant des journalistes à Freetown Sabrina Mahtani, une analyste travaillant en Afrique de l'Ouest.

La formation politique du nouveau président Julius Maada Bio, le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP), qui a été dix ans dans l'opposition, n'avait de cesse de critiquer le gouvernement précédent pour sa politique restrictive sur la liberté de manifester.

La formation politique du nouveau président Julius Maada Bio, le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP), qui a été dix ans dans l'opposition, n'avait de cesse de critiquer le gouvernement précédent pour sa politique restrictive sur la liberté de manifester.

M. Julius Maada Bio a été élu en avril dernier, mettant un terme à une décennie de pouvoir exercé par l'APC (Congrès de tout le peuple)

Mais depuis son élection, des manifestants doivent toujours demander à la police l'autorisation de manifester. 

39 personnes sont actuellement jugées après avoir été arrêtées au cours de manifestations en 2015 et 2016.

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