RDC : Bemba prêt à soutenir un candidat unique de l'opposition
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RDC : Bemba prêt à soutenir un candidat unique de l'opposition

RDC : Bemba prêt à soutenir un candidat unique de l'opposition

AFP | Lu 1483 fois | Publié Il y a 31 jour(s)

L'ex-chef de guerre et vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, exclu de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo, se déclare prêt à soutenir un candidat unique de l'opposition, dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique à paraître lundi.

"Encore faudrait-il que les scrutins soient démocratiques et nous en sommes encore très loin. Mais si les élections se déroulent dans le respect des conditions mentionnées, et si l'opposition s'unit derrière un candidat, alors oui, je pourrai faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu'un et je le ferai gagner", a déclaré M. Bemba dans cet entretien intitulé "Kabila a eu peur de moi".

S'il devait y avoir un appel au boycott des élections, "ce ne serait pas ma décision personnelle, mais celle de l'opposition. Nous n'en sommes pas là", a-t-il ajouté.

Cet entretien intervient alors que la Cour pénale internationale (CPI) doit se prononcer lundi sur la peine à l'encontre de M. Bemba, condamné pour subornation de témoins.

"C'est la thèse des juges et je la conteste. Mais je ne la commenterai pas. La CPI m'interdit de le faire", a-t-il commenté.

Cette condamnation par la CPI a été invoquée en RDC par la commission électorale, puis la cour constitutionnelle, pour invalider sa candidature à la présidentielle.

M. Bemba conteste que l'achat de témoins soit de la corruption: "Dans le code pénal congolais, la corruption et la subornation sont définies par deux articles de loi différents".

"Le régime de Kinshasa a choisi ses propres opposants", a-t-il accusé.

M. Bemba a été acquitté en juin en appel par la CPI d'une peine de 18 ans de prison pour crimes de guerre et contre l'humanité, pour des exactions attribuées à sa milice en Centrafrique en 2002-2003.

"Je n'en ai jamais eu la preuve. Si cela avait été le cas, j'aurais pris des sanctions", a-t-il répondu, interrogé sur les exactions de sa milice présente en Centrafrique pour soutenir l'ex-président Ange-Félix Patassé.

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