Liberia: les élèves d'une école où des viols ont été commis s'opposent à sa fermeture
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Liberia: les élèves d'une école où des viols ont été commis s'opposent à sa fermeture

Liberia: les élèves d'une école où des viols ont été commis s'opposent à sa fermeture

AFP | Lu 507 fois | Publié Il y a 20 jour(s)

Quelque 130 parents et élèves de l'académie "More Than Me" de Monrovia ont manifesté mardi devant les bureaux du président libérien George Weah pour s'opposer à la fermeture de l'établissement, où des jeunes filles ont été abusées par le cofondateur de l'institution pendant des années.

L'école, ouverte en 2013 dans un bidonville de la capitale libérienne, fut la première des 18 de More Than Me, une ONG américaine, dans cet Etat pauvre d'Afrique de l'Ouest.

Selon les révélations d'une longue enquête du site d'investigations américain ProPublica, également publiée par le magazine Time, des filles étaient abusées par le cofondateur de l'ONG, Macintosh Johnson. Il est mort du sida en 2016, alors qu'il devait être jugé, et il est à craindre qu'il ait infecté ses victimes, parfois âgées de 10 ans seulement.

Macintosh Johnson était lié à Katie Meyler, la fondatrice de l'ONG, une évangélique venue apporter son aide au Liberia à la suite de 14 ans de guerre civile, se donnant comme mission d'aider les filles des bidonvilles.

Portant des pancartes "Macintosh a abusé de son pouvoir, pas Katie", "More Than Me n'est rien sans Katie Meyler" ou "Arrêtez de stigmatiser nos filles, elles n'ont pas le Sida", 55 étudiants de l'école, en uniformes, ont marché avec leurs parents jusqu'au siège de la présidence pour délivrer un message à George Weah.

siège de la présidence pour délivrer un message à George Weah.

"Nous avons dit au président que fermer l'école n'était pas la chose à faire et que nous ne voulons pas le départ de Katie Meyler", a affirmé à la presse un représentant du personnel, Morris Siassay, à l'issue de l'entretien.

La fondatrice "a fait ce qu'il fallait" quand les faits ont été connus, a-t-il estimé, en précisant que George Weah leur avait dit attendre la fin des enquêtes pour prendre une décision.

"Nous voulons que nos enfants restent dans cette école. Nous n'avons pas d'argent et sans cette école, les enfants vont retourner dans la rue", a déclaré à l'AFP une mère de famille de 31 ans, Angeline Nyonnoh.

"Nous voulons aussi que le président dise aux Libériens d'arrêter de traiter nos enfants de malades du Sida", a-t-elle ajouté, en expliquant que c'était actuellement le cas "partout où ils passent".

"Nous sommes profondément, immensément désolés", a écrit l'association More Than Me sur son site à la mi-octobre, en réaction aux révélations de ProPublica.

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