Brésil: mise en liberté de Dirceu, ex-proche de Lula
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Brésil: mise en liberté de Dirceu, ex-proche de Lula

Brésil: mise en liberté de Dirceu, ex-proche de Lula

AFP | Lu 1001 fois | Publié

José Dirceu, ex-homme fort du gouvernement de gauche de Luiz Inacio Lula da Silva condamné à plus de 30 ans de prison pour corruption, a bénéficié d'une mise en liberté, a annoncé mardi la Cour suprême (STF) du Brésil.

L'ex-compagnon de route de Lula avait été emprisonné à la mi-mai à Brasilia, devenant la dernière figure historique de la gauche brésilienne incarcérée pour corruption.

M. Dirceu, 72 ans, a été chef de cabinet et la très puissante "éminence grise" de Lula lors de son premier mandat de président, entre 2003 et 2005.

Il avait été condamné à 30 ans et neuf mois de prison pour blanchiment d'argent, corruption passive et appartenance à une association de malfaiteurs, dans le cadre de l'opération anticorruption "Lava Jato" ("Lavage express") qui a mis au jour un immense système de pots-de-vin au détriment du groupe public Petrobras.

Trois des cinq juges d'une Comission de la Cour suprême se sont prononcés mardi pour une mise en liberté, mais le juge Edson Fachin a réservé son vote, en l'absence du cinquième et dernier juge. 

Les avocats de M. Dirceu ont obtenu une mise en liberté, les juges devant arrêter de siéger cette semaine, jusqu'en juillet.

C'est seulement ensuite que le juge Fachin pourra voter et que sera confirmée ou non la décision de mise en liberté de M. Dirceu, en attendant que tous les recours contre sa condamnation soient épuisés.

José Dirceu a joué un rôle-clé dans les plus gros scandales ayant secoué le monde politique au Brésil ces 15 dernières années: le "mensalao" -- il a été accusé d'avoir dirigé un vaste système d'achats de votes de députés de formations alliées par le Parti des Travailleurs (gauche) -- puis "Lavage express".

Sacrifié par Lula, évincé des sphères du pouvoir, il s'était recyclé en consultant à succès pour des entreprises. Mais il avait été arrêté en août 2015 et condamné en mai 2016 en première instance. 

Toutefois, en mai 2017, il avait été libéré par la Cour suprême du Brésil, dans l'attente de l'éventuelle confirmation de sa peine de prison en deuxième instance. Il avait été équipé d'un bracelet électronique.

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