Chine: les internautes font resurgir une vieille affaire d'empoisonnement
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 Chine: les internautes font resurgir une vieille affaire d'empoisonnement

Chine: les internautes font resurgir une vieille affaire d'empoisonnement

AFP | Lu 545 fois | Publié

Une affaire d'empoisonnement criminel présumé d'une étudiante il y a près de 20 ans en Chine a refait surface avec force après qu'une pétition sur le site internet de la Maison Blanche a recueilli lundi plus de 100.000 signatures.

Les faits remontant à 1994 impliquent deux femmes, qui à l'époque partageaient une chambre à la célèbre université Tsinghua de Pékin. Selon les signataires de la pétition, Zhu Ling, très handicapée depuis, aurait été empoisonnée par sa camarade d'études du département de chimie, Sun Wei, qui vit aujourd'hui aux Etats-Unis. Mlle Sun, jalouse, "avait un mobile (pour empoisonner Melle Zhu) et accès à la substance létale", en l'espèce du thallium, un métal lourd hautement toxique qui aurait causé des dommages irréversibles au cerveau de la victime, affirme la pétition. Lundi après-midi le texte, qui exige l'extradition de Sun Wei vers la Chine, a dépassé les 100.000 signatures en ligne, ce qui devait selon ses promoteurs obliger la Maison Blanche à donner une réponse sur ce cas. La conviction des signataires est qu'à l'époque la police chinoise avait été poussée à abandonner ses investigations, Mlle Sun disposant de relations familiales au plus haut niveau du régime, son grand-père étant réputé proche de l'ancien numéro un du régime communiste, Jiang Zemin. Cette affaire a resurgi quelques jours après un fait divers similaire à l'université Fudan de Shanghai, où un étudiant en chimie a été arrêté, soupçonné d'avoir empoisonné son camarade de chambrée avec qui il avait eu un différend. L'étudiant empoisonné est décédé. Il n'était pas démontré que cette nouvelle affaire d'empoisonnement présumé entre étudiants, qui a fait grand bruit, a déclenché l'idée de la pétition. En revanche, il était patent que l'histoire passionnait les internautes, agitant les forums et les moteurs de recherches. Jusqu'à l'agence de presse officielle Chine nouvelle qui a appelé lundi à ce que la lumière soit faite une fois pour toutes sur cette affaire. Le thallium, découvert en 1861 par le chimiste britannique William Crookes, est un métal gris, malléable, très tendre, présent dans la nature en très petite quantité. C'est un composant de certaines préparations de mort-aux-rats et il peut être mortel pour l'homme.
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