Alain Lobognon (Député de Fresco) : "Je veux que le Gouvernement nous explique les raisons qui fondent le business autour de la CNI".
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Alain Lobognon (Député de Fresco) :

Alain Lobognon (Député de Fresco) : "Je veux que le Gouvernement nous explique les raisons qui fondent le business autour de la CNI".

RTI Info / Frédéric Gore Bi | Lu 2482 fois | Publié

Alain-Michel Agnima Lobognon, ex-ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’instruction civique, mais aussi Député-Maire de Fresco, a interpellé le Gouvernement sur la question de la carte nationale d’identité (CNI). Interrogé par la Rédaction de RTI Info sur la portée d’une telle démarche, le parlementaire souhaite que les autorités expliquent les raisons qui fondent "le business autour de la CNI’’ ainsi que les mesures prises pour permettre à chaque citoyen d’avoir une pièce d’identité "sans avoir à payer de l’argent".

En cette période marquée par l’organisation et la préparation des prochaines échéances électorales, notamment les municipales, les régionales, mais aussi et surtout la présidentielle de 2020 au sein des différents partis politiques, Alain Lobognon, entend faire la lumière sur l’établissement de ce document administratif, devenu "précieux" en Côte d’Ivoire.

Pour Alain Lobognon, il existe une sorte de marché autour de la carte nationale d’identité.

"Je veux que le gouvernement nous explique les raisons qui fondent le business autour de la CNI et les mesures prises pour permettre à chaque citoyen d’avoir une carte nationale d’identité sans débourser le moindre sou".

Il n’a pas manqué de dénoncé la délivrance de l’attestation d’identité à la place de la CNI.

"En 2001, nous avons dénoncé l’attestation d’identité. Aujourd’hui, l’attestation d’identité est devenue le document au-dessus de la CNI", a rappelé le Député de Fresco-Gbagbam. Selon le parlementaire, ce document est illégal. "Aucune loi ne l’institue", mentionne t-il.

L’ancien ministre du Président Alassane Ouattara a aussi fustigé le comportement des parents qui ne trouvent pas nécessaire de déclarer leurs enfants à l’état-civil.

"Il reste incompréhensible que des dizaines de milliers d'enfants soient dépourvus de tout document d’identité au moment de terminer le cycle de l’école primaire", a-t-il indiqué.

La séance de question orale est prévue ce jeudi après-midi, elle mettra face aux députés, un représentant du gouvernement.

 

 

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