Affi N’Guessan (FPI) : "Le Chef de l’État franchit un palier sur l’échelle de la réconciliation nationale"
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Affi N’Guessan (FPI) : "Le Chef de l’État franchit un palier sur l’échelle de la réconciliation nationale"

RTI Info / Frederic Gore-Bi | Lu 3696 fois | Publié

Pascal Affi N’guessan, Président du Front populaire ivoirien (FPI), a animé une conférence de presse ce mercredi 8 août 2018, au siège de son parti. Il s'est prononcé sur la libération des détenus, le rapport de l’Union Européenne et l’actualité politique nationale. Pour lui, le Président Alassane Ouattara a franchi un palier sur l’échelle de la réconciliation nationale en procédant à la libération des détenus.

Face à la presse nationale et internationale, Pascal Affi N’guessan a déclaré que la Côte d’Ivoire a besoin d’un nouveau contrat social, d'un nouveau départ pour faire asseoir la cohésion nationale, gage d’une nation prospère une et indivisible.

"Il faut encourager ceux qui font bien, même s’ils le font en retard », a déclaré d’emblée le Président du FPI, commentant la décision du Président de la République d’amnistier 800 prisonniers en lien avec la crise post-électorale. Continuant sur sa lancée, Affi N’guessan a remercié le Chef de l’Etat pour ce geste d’apaisement et de décrispation de la scène politique. "Le Chef de l’Etat a franchi un palier sur l’échelle de la réconciliation nationale. C’est une décision qui mérite d’être saluée", a-t-il précisé.

Répondant à ceux qui polémiquent sur la libération des prisonniers, Pascal Affi N’guessan a rétorqué : "Il ne faut pas être rabat-joie. Il faut apprécier à sa juste valeur cette décision".

Se prononçant sur la volonté du Chef de l’Etat de revoir la composition de la Commission Electorale Indépendante, l’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo a montré sa satisfaction face à cette décision. "Nous saluons naturellement cette décision qui est une réponse aux revendications du FPI et de tous les partis politiques de l’opposition". Pour M. Affi, La CEI a été de toujours au centre des crises en Côte d’Ivoire, notamment la crise post-électorale de 2010-2011. 

"Je salue toutes les initiatives tant au niveau national qu’international qui ont contribué à faire admettre la nécessité de reformer la commission électorale indépendante en vue de garantir des élections justes et transparentes pour consolider notre jeune démocratie", a-t-il affirmé.

Il a profité de l’occasion pour demander le report des municipales et des régionales prévues se tenir le 13 octobre prochain. "Ce report permettra de mettre en œuvre les réponses annoncées avec la participation de tous les acteurs politiques, civils et institutionnels", a-t-il préconisé.

Revenant sur l’organisation du rapport de l’Union Européenne, Pascal Affi Nguessan a indiqué que cela marque une rupture dans la vie politique ivoirienne.

 

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