Aboudramane Sangaré (FPI) : "Nous exigeons le report sans conditions des élections"
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Aboudramane Sangaré (FPI) : "Nous exigeons le report sans conditions des élections"

RTI Info / Lacinan Ouattara | Lu 2109 fois | Publié Il y a 12 jour(s)

Aboudramane Sangaré, à la tête de l'aile dissidente du Front Populaire Ivoirien (FPI), a donné une conférence de presse hier mardi 11 septembre 2018 à Abidjan – Cocody, au domicile de l’ex-Président Laurent Gbagbo. Cette sortie a été suscitée par la récente déclaration du Président de la République, relative aux élections locales du 13 octobre 2018.

Devant plusieurs militants qui lui sont restés fidèles et entourés de plusieurs caciques de son clan, Aboudramane Sangaré a exigé "le report sans conditions des élections". 
 
Pour celui que l’on surnomme désormais le "Gardien du temple", le Président Alassane Ouattara n’a pas respecté l'esprit du message à la nation du 6 août, où il avait indiqué une reforme de la Commision Electorale indépendante (CEI). En effet, il a déploré l'annonce faite par le Chef de l'Etat à son retour de la Chine "qu’il n’y aurait pas de report des élections et que la réforme de la Commission Electorale Indépendante ne concerne que la présidentielle de 2020".
 
Pour M. Sangaré, cette annonce du Président Alassane ne participe pas au processus de décrispation du paysage politique. Ainsi, il a demandé le respect scrupuleux de la Résolution 2062 du 12 juillet 2012, par laquelle la communauté internationale demandait au "Gouvernement ivoirien et à tous les acteurs politiques de veiller à ce que les prochaines élections locales soient ouvertes, transparentes, libres et régulières (…), en assurant la sécurité et en procédant aux réformes électorales utiles".
 
Abou Drahamane Sangaré a tenu à rappeler que "le 18 novembre 2016, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, estimant que la composition actuelle de la CEI viole le droit des citoyens ivoiriens à choisir librement leurs dirigeants, a condamné l’Etat de Côte d’Ivoire et l’a enjoint de modifier l’organe électoral afin de le rendre conforme aux instruments internationaux, dont notre pays est signataire".
 
Aux dires du conférencier du jour, la refonte et la recomposition de la CEI, sont les garanties d’un processus démocratique, transparent et impartial pour des élections justes, équitables, apaisées et paisibles.
 
Pour rappel, le Président Alassane Ouattara avait dans son discours à la nation du 06 août 2018, pris une ordonnance d’amnistie concernant 800 prisonniers en relation avec la crise post-électorale. Il avait indiqué instruire le Gouvernement à l'effet de réexaminer la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI).
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