Dikodougou : Le président départemental de la CEI accuse un candidat d’agression et de vol de matériel électoral
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Dikodougou : Le président départemental de la CEI accuse un candidat d’agression et de vol de matériel électoral

Dikodougou : Le président départemental de la CEI accuse un candidat d’agression et de vol de matériel électoral

Frédéric Goré-Bi/RTIinfo | Lu 2663 fois | Publié Il y a 4 jour(s)

Bakayoko Daouda Tenemangan, maire sortant de Dikodougou dans la région du Poro et par ailleurs candidat à sa propre succession, est accusé par Soro Sientionhon, président départemental de la commission électorale indépendante, d’agression, de destruction et de vol de biens matériels. Selon le responsable de la CEI, Bakayoko Daouda le met en cause dans une histoire de tripatouillement de la liste électorale au profit du candidat du rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Une allégation que réfute le mis en cause.

Lundi 08 octobre, il est 19 heures. Soro Sientionhon président départemental de la commission électorale indépendante se rend à l’inspection de l’enseignement primaire, située à quelques encablures de la résidence du préfet.

En effet, en plus de ses occupations politiques, Soro Sientionhon est conseiller pédagogique. Selon son témoignage, Il s’est rendu à son bureau pour travailler sur un document relatif à la formation des secrétaires locaux de la commission électorale indépendante sur l’utilisation des tablettes le jour du scrutin.

Tout juste installé dans son bureau, Soro Sientonhon reçoit la visite de cinq personnes. Parmi elles, Bakayoko Daouda Tenemangan.

Selon Soro Sientionhon, à peine les salutations d’usage échangées entre ses hôtes et lui, que Bakayoko Daouda Tenemangan l’admonesta. « Soro je sais tout ce que tu manigance. Je suis informé que tu tripatouille la liste électorale au profit du candidat du RHDP » aurait-il lancé avant de proférer des menaces. « Sois en sûr, je vais t’abattre et abattre même ta famille ».

En croire le président départemental de la CEI, le maire ne s’est pas arrêté à cette violente verbale. « Il a tenté à trois reprises de me porter main. Ensuite, il s’est emparé de mon ordinateur qu’il a emporté », rapporte Soro Sientionhon. Après le départ de ses hôtes, le président de la CEI départementale soutient qu’il s’est immédiatement rendu au domicile du préfet pour lui rapporter les faits.

Sur instruction du gouverneur, la brigade de gendarmerie a pris la déposition du plaignant qui n’a pas jugé utile de porter plainte, attendant sans doute les instructions de sa hiérarchie pour la suite à donner à cette affaire.

Quant à Bakayoko Daouda Tenemangan, il a été auditionné le mardi matin par les gendarmes. Pour lui, ces accusations sont grotesques et ridicules. « Dites-moi quel intérêt ai-je à aller agresser monsieur Soro, alors que sur le terrain, il n’y a pas match entre mes adversaires et moi ? S’est-il interrogé avant d’ajouter « ces allégations sont un montage de la part de mes adversaires ».

« Je connais les voix de recours, et si je constate qu’il y a des soupçons ou des tentatives de fraudes, je sais comment m’y prendre », a-t-il souligné.

M. Bakayoko a conclu ses propos en précisant qu’il n’était pas présent la veille à Dikodougou.

Devant cette posture, l’autorité administrative a recommandé une confrontation des deux protagonistes à la brigade de gendarmerie. Une requête qui n’a pas rencontré l’assentiment des agents de la maréchaussée. Pour ces derniers, cette démarche n’est pas nécessaire à ce stade de l’enquête.

Joint au téléphone pour avoir son avis, Patrice Gué, préfet du département de Dikodougou, nous a laissé entendre que différend entre le président de la CEI et le maire-candidat a contribué a ravivé la tension dans la ville. Le candidat du rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix et ses partisans ayant décidé de marcher sur la brigade de gendarmerie pour contraindre celle-ci à procéder à la mise aux arrêt de Bakayoko Daouda. Des tractations menées par le préfet ont réussi à ramener le calme dans la localité.

Une enquête a été diligentée par le préfet pour situer les responsabilités dans cette crise qui secoue la campagne électorale.

En 2011, lors des législatives, Bakayoko Daouda Tenemangan a fait invalider par le Conseil Constitutionnel, le scrutin dans la circonscription électorale de Dikodougou pour des cas de fraudes avérées en accusant Soro Sientonhon de collusion avec le vainqueur de cette élection.

Un antécédent qui pourrait expliquer sans nul doute, la tension entre les deux hommes. Tout porte à le croire.

 

 

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