Grand-Béréby : La Direction générale de la Société des caoutchoucs bloquée par les grévistes en colère
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Grand-Béréby : La Direction générale de la Société des caoutchoucs bloquée par les grévistes en colère

Grand-Béréby : La Direction générale de la Société des caoutchoucs bloquée par les grévistes en colère

Aip | Lu 1379 fois | Publié Il y a 20 jour(s)

Les travailleurs de la Société des caoutchoucs de Grand-Béréby (SOGB), en grève depuis plus de deux semaines, pour exiger une augmentation des salaires, bloquent actuellement ce mardi l’entrée des bureaux de la direction générale de l’entreprise, où se sont enfermés les responsables, la gendarmerie, dehors, servant de rideau entre manifestants et dirigeants de l’entreprise.

Les travailleurs et leurs femmes sont arrivés par centaines des différentes divisions de la société depuis le matin pour occuper, sans violence, l’entrée principale de la Direction générale ainsi que les voies principales de la cité SOGB, dans une ambiance plutôt bon enfant, à travers chants et danses, en scandant par moment leurs exigences.

Les manifestants exigent que tous les travailleurs de la SOGB reçoivent leurs salaires du mois de septembre, au lieu d’une seule partie des travailleurs, payée lundi, l’annulation des mesures de licenciements frappant 70 leaders du mouvement de grève en cours, et l’acceptation de l’augmentation des salaires, a indiqué le président du Collectif des travailleurs de la SOGB, Zilihoré Zahi Nomovic.

Le Directeur des ressources humaines, Simon Konin Koffi, confirme la mesure de licenciement, la direction générale ayant adressé des lettres de licenciement à 70 des travailleurs en grève.

Concernant le paiement des salaires, Simon Konin explique qu’en raison de l’insuffisance des forces de l’ordre pour sécuriser la paie des travailleurs, seuls les versements ont été faits lundi aux travailleurs payés par compte bancaire et à certains qui sont dans la Cité SOGB, des usiniers pour la plupart, a-t-on appris. Le plus grand nombre, à savoir les saigneurs et récolteurs présents dans les divisions, n’a pas encore son salaire.

La Direction déclare être disposée pour poursuivre les négociations concernant l’augmentation des salaires, à l’origine de cette grève, « mais pas dans les conditions actuelles, sous la menace », souligne-t-elle. Confinés actuellement dans leurs bureaux depuis le matin, les responsables de la SOGB, contactés au téléphone, attendent que « les forces de repoussent les manifestants » pour dégager le passage pour leur permettre de sortir.

Les manifestants compte suspendre leur mouvement en début de soirée, pour le reprendre tôt le lendemain matin, jusqu’à satisfaction de leurs exigences. Ils demandent que le salaire minimum soit porté à 60 000 FCFA, au lieu des 36  à  50 000 FCFA actuels, primes y compris. La Direction répond ne pas être soumise au Salaire minimum garanti (Smig) mais Salaire minimum agricole garanti (SMAG), qu’il respecte et en payant plus que prévu.

La SOGB a de grandes plantations d’hévéa et de palmiers à huile, ainsi que des usines pour la semi-transformation de ces produits. Elle a globalement 6000 travailleurs permanents et 2000 journaliers, dont la majorité en grève. Plus 26 000 personnes vivant dans la zone de la SOGB sont directement affectées par cette grève, dont 20 000 planteurs encadrés par celle-ci.

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