Avec la déforestation, les espèces sauvages en grand danger en Côte d'Ivoire.
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Avec la déforestation, les espèces sauvages en grand danger en Côte d'Ivoire.

Avec la déforestation, les espèces sauvages en grand danger en Côte d'Ivoire.

RTI Info / Didier Ndoli | Lu 597 fois | Publié

Jamais les espèces animales, surtout celles en voie d’extinction n’ont été aussi menacées de disparition comme ces dernières années. L’une des causes, sinon la cause principale est la destruction exponentielle des forêts de manière générale en Afrique subsaharienne, mais plus particulièrement en Côte d’Ivoire. Les espèces protégées voient leur habitat passer de 16 millions d’hectares en 1900, à 6 millions en l’an 2000, selon les chiffres publiés à cette époque par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO. Mais d’après le programme d’investissement forestier (PIF) publié en 2016, le pays dénombre aujourd’hui environ 2,5 millions d’hectares.

Les causes liées au déclin des forêts sont légions : exploitation illégale du bois, le charbon, non-respect des textes règlementaires, exploitations minières, et l’agriculture industrielle grandissante. D’après ces organisations, l’agriculture industrielle de café, hévéa et bien sûr le cacao sont les plus dangereuses pour la survie des forêts. Et ce n’est pas tout, à côté de celles-là, les occupations anarchiques et illicites sont un poison pour les forêts. C’est le cas de la forêt de Yapo Abbé, localité d’Agboville.

"Mes contacts à Guiglo m’ont appelé pour me dire qu’il y’a des gens chez nous ici qui sont en train de vendre des terres à Agboville et Adzopé depuis le mois de décembre 2017 ", s’est exprimé le mois dernier Nanan N’DORI, président des chefs et rois du département de l’Agneby-Tiassa.

Avant d’ajouter "J’ai envoyé des émissaires faire des photos et effectivement en dehors de la bordure de route, la forêt est en train d’être détruite massivement… à travers des ventes illicites de parcelles de terres dans une forêt classée…Que l’Etat prenne ses responsabilités." 

Pour EAGLE-Côte d’Ivoire, ONG de sauvegarde de l'environnement, la déforestation drastique est la seconde cause de la disparition des espèces protégées derrière le braconnage et le trafic cupide qui s’en suit.

"Presque toutes les espèces protégées vivent dans les forêts... Leur survie est plus que jamais fragilisée, voire quasi inexistante car touchée gravement par la destruction massive de leur habitat…" a déploré Rens ILGEN, le coordinateur du projet EAGLE Côte d’Ivoire. Et de poursuivre : "ces espèces sauvages jouent un rôle important dans l’équilibre de la nature…Les tuer met en péril et notre biodiversité et notre bien-être". 

Les organisations de défense de l’environnement comme l'Association des ONG de l’Environnement (AOE) tirent la sonnette d’alarme en exposant l’impact de la déforestation sur la biodiversité et sur le climat.

"Nous nous plaignons aujourd’hui qu’il fait chaud, mais c’est à cause de la déforestation, aujourd’hui il fait excessivement chaud dans le nord, et même dans les zones dites forestières…tous les grands arbres sont tous coupés de nos jours, dégradant ainsi fortement le couvert forestier. Nous sommes exposés à l’avancée du désert si rien n’est fait ... La forêt est le poumon de la biodiversité c’est pourquoi nous disons non à la déforestation" a expliqué Nahoua Ouattara, président de l’AOE. 

L’AOE, soucieuse de la stabilité de la biodiversité et de sa chaine alimentaire, donne en termes de solutions immédiates la mise en place d’une politique durable des forêts à travers l’aménagement forestier durable, promouvoir l’agriculture zéro déforestation. Aussi, la mise en place d’une politique inclusive de prévention et de réhabilitation des forêts.

 

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