Mondial 2018 : la Russie élimine l'Espagne aux tirs au but !
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Mondial 2018 : la Russie élimine l'Espagne aux tirs au but !

Mondial 2018 : la Russie élimine l'Espagne aux tirs au but !

AFP | Lu 458 fois | Publié Il y a 17 jour(s)

Au bout d'un match fermé, la Russie a pris le meilleur sur l'Espagne lors de la séance de tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 3). La Roja a confisqué le ballon, tourné en rond, et a fini par tomber face aux parades d'Igor Akinfeev.

La leçon : amorphe, l'Espagne quitte déjà la Coupe du monde

Depuis qu'Opta analyse les données de la Coupe du monde (1966), aucune équipe n'avait réussi plus de 1000 passes lors d'un match. C'est désormais chose faite, mais ça ne consolera pas Andrés Iniesta et ses partenaires, éliminés dès les huitièmes de finale par la Russie au bout de l'ennui, aux tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 3). Et pourtant, la Roja avait parfaitement entamé la partie en ouvrant le score dès sa première occasion. Sur un coup franc frappé par Marco Asensio, Sergeï Ignachevitch a tourné le dos au ballon pour mieux s'occuper de Sergio Ramos... et marquer contre son camp, du mollet (12e). Mal engagés, les hôtes du Mondial ? On a pu le croire, tant ils ont laissé l'initiative du jeu à leurs adversaires en comptant sur un exploit improbable en contre-attaque.

Mais comme lors de la phase de groupes, le manque de sérénité et d'application défensive de l'Espagne a coûté cher aux champions du monde 2010. Après une première frayeur occasionnée par l'insaisissable Aleksandr Golovine (36e), Gerard Piqué a laissé traîné sa main sur un corner, permettant au géant adverse Artem Dzyuba d'égaliser sur penalty (41e). Incapables de déstabiliser le bloc russe, qui n'a fait qu'attendre mais a parfaitement exécuté son plan de jeu, les Espagnols ont tourné en rond jusqu'au bout de la prolongation. Et comme en 2002 face à la Corée du Sud, la Roja est tombée face au pays organisateur lors de la séance fatidique des tirs au but, Igor Akinfeev repoussant les tentatives de Koke puis Iago Aspas.

Un troisième échec consécutif pour la sélection qui avait dominé le monde pendant plusieurs années, après une sortie de route dès le premier tour en 2014 et une élimination en huitièmes de finale, déjà, lors de l'Euro 2016 (0-2 face à l'Italie). La remise en question semble nécessaire. Pour la Russie, en revanche, la compétition est déjà une réussite. Et la sélection guidée par Stanislav Tchertchessov se prend à rêver dans cette partie de tableau plutôt ouverte. En quarts, elle affrontera la Croatie ou le Danemark, et n'a de toute façon plus peur de personne.
OptaJean
 
@OptaJean
 
 

191 - La Russie 🇷🇺 élimine l'Espagne de cette Coupe du Monde en réussissant 191 passes seulement en 120 minutes !

L'Espagne 🇪🇸 a réussi 1006 passes dans cette rencontre, record pour une équipe depuis qu'Opta analyse la compétition en 1966.

Punition.

 

Le gagnant : Akinfeev, enfin héroïque

Du haut de ses trente-deux ans, l'expérimenté gardien russe fait partie des meubles du football européen. Mais ce que le grand public retient de lui, en général, ce sont ses quelques boulettes, rarement ses exploits. Pourtant, ce dimanche, c'est bien lui qui sera porté aux nues par le public russe, lui qui s'est opposé avec détermination aux frappes de Koke et Iago Aspas lors de la séance de tirs au but. Auparavant, le portier du CSKA Moscou avait déjà repoussé les rares assauts espagnols, signés Diego Costa (45e + 1), Andrés Iniesta (85e) ou Rodrigo (109e). La reconnaissance a beau être tardive, Akinfeev tient son moment de gloire.
 
Le perdant : Hierro, l'intérim perdant
Conscient que son équipe avait parfois eu du mal, lors du premier tour, à se montrer tranchante dans les trente derniers mètres adverses, le nouveau sélectionneur espagnol avait choisi d'intégrer Marco Asensio à son onze de départ, au détriment d'un Andrés Iniesta pourtant irréprochable jusque-là. Pour apporter de la vitesse, de la profondeur, de la variété. Raté. La pépite du Real Madrid est tombée dans le même piège que ses partenaires, enchaînant les passes latérales, sans idées, sans génie, sans solution. Hierro a ensuite fait entrer Iniesta et iago Aspas, qui ont su se projeter de temps à autre pour étirer le bloc adverse. Insuffisant, cependant. Cet échec espagnol, Fernando Hierro l'incarnera, quoi qu'on puisse en penser. Et la mise à l'écart de Julen Lopetegui à quelques jours seulement du début de la compétition n'a pas fini de faire parler...
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