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Attentat de Londres: A Sunbury, le choc après les arrestations
AFP | Lu 0 fois | 19-09-2017
Attentat de Londres: A Sunbury, le choc après les arrestations


A Sunbury-on-Thames, le voisinage était consterné lundi: l'un des deux hommes arrêtés après l'attentat du métro de Londres vivait chez une famille d'accueil de cette petite commune du sud-ouest de la capitale britannique, par où serait aussi passé le deuxième suspect.

Les deux suspects, arrêtés samedi au lendemain de l'attentat à la bombe artisanale qui a fait 30 blessés dans une rame de la station Parsons Green, étaient maintenus en garde à vue et continuaient d'être interrogés lundi, a indiqué la police britannique à l'AFP. La législation antiterroriste britannique permet une détention de 14 jours sans poursuites.

"C'est assez choquant", confie à l'AFP Jo, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. "On n'aurait jamais cru que cela arriverait", ajoute-t-il, les yeux constamment rivés sur l'imposant mur métallique installé par la police qui fermait encore partiellement Cavendish Road lundi. 

Sa maison, une des nombreuses petites habitations qui s'alignent dans cette rue résidentielle tranquille, est toute proche de celle perquisitionnée durant le week-end par la police.

"C'est horrible, on voit ces choses dans les films et à la télé (...) jusqu'à ce que l'on se retrouve avec un pistolet pointé vers son visage et qu'on vous dise de sortir de votre maison dans une minute. Ça fait peur", raconte à l'AFP un autre voisin, Stephen Griffiths, 28 ans. 

"J'ai dû aller chez le médecin aujourd'hui parce que je souffrais d'anxiété. Et j'ai dû montrer mon passeport à la police pour pouvoir sortir, ce qui est plutôt fou. J'ai dû le montrer encore une fois pour pouvoir rentrer", poursuit-il.

 

-'Au début c'était des flics normaux'-

 

Selon les médias britanniques, l'habitation perquisitionnée appartient à un couple âgé respecté, Ronald et Penelope Jones (88 et 71 ans), qui fait office de famille d'accueil et a été décoré par la reine Elizabeth II pour son action en faveur des enfants.

Des images de caméras de surveillance obtenues par des médias semblent montrer un homme quittant cette habitation vendredi matin, porteur d'un sac similaire à celui contenant la bombe artisanale qui a explosé dans le métro.  

"Cette famille est formidable. Je la connais depuis des années. Ce qui leur arrive est tellement triste", témoigne encore Stephen Griffiths, décrivant un couple toujours prompt à aider. 

"Ils ont accueilli plus de 200 enfants", poursuit-il. Il précise n'y avoir jamais aperçu les deux suspects de 18 et 21 ans, arrêtés au lendemain de l'attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique, mais avoir "vu la police s'y rendre plusieurs fois". 

"Au début, c'était des flics normaux comme les flics derrière nous, puis il y a eu la police dans les voitures banalisées, la police en civil, puis les policiers en costume noir. C'est à ce moment que j'ai commencé à me douter que c'était quelque chose de plus important, que c'était peut-être une menace globale ou terroriste", explique-t-il. 

Interrogée par l'AFP, la Metropolitan Police a dit ne pas penser que ce suspect était connu des forces de l'ordre et ne pas être au courant de passages de policiers dans les semaines précédant l'attaque.  

Le plus jeune suspect a été arrêté dans le port de Douvres, un point de transit vers le continent européen, notamment Calais en France ou Ostende en Belgique. 

Cet orphelin irakien vivait sur place, selon Ian Harvey, un homme politique de Sunbury cité par l'agence Press Association, à laquelle une amie de la famille, Serena Barber, a confié qu'il était "ingérable". 

"J'ai des amis qui ont croisé (le suspect) à plusieurs reprises et il était poli. Il disait toujours bonjour", assure à l'AFP une autre voisine, qui refuse d'être identifiée. 

Le deuxième suspect, qui serait originaire de Syrie, a été arrêté à Hounslow, dans la banlieue ouest de Londres. Son logement de Stanwell, où il aurait déménagé après avoir quitté la famille d'accueil de Sunbury, a également été perquisitionné. 

"Je tiens les services sociaux pour responsables", accuse cette voisine. "Les services sociaux auraient dû nous le dire et le dire à la famille". 

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