Zimbabwe: Human Rights Watch dénonce le retard dans le processus de réformes
0
 

Écouter
Zimbabwe: Human Rights Watch dénonce le retard dans le processus de réformes

Zimbabwe: Human Rights Watch dénonce le retard dans le processus de réformes

AFP | Lu 1265 fois | Publié

L\'association de défense des droits de l\'homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi le retard dans le processus de réformes devant conduire à la tenue d\'élections libres et sans violences au Zimbabwe en 2013, dans un communiqué reçu à Johannesburg.

Le Zimbabwe vit depuis 2009 sous un régime de cohabitation forcée et chaotique entre le président Robert Mugabe et son principal opposant Morgan Tsvangirai, mais le chef de l'Etat a souhaité la tenue d'élections en mars. HRW souligne cependant que deux des principales conditions préalables à des élections ne sont toujours pas respectées: l'abrogation de plusieurs lois répressives et l'adoption par référendum d'une nouvelle constitution. Par ailleurs, ajoute l'association, la ZANU-PF, le parti du président, s'est opposée à l'éviction de personnalités partisanes qui tiennent toujours des postes clés dans la police, l'armée ou la commission électorale. "Pour le gouvernement d'unité nationale, le temps est désormais compté pour mettre en place ces réformes", note HRW, qui redoute que "si des élections sont organisées en mars, on assiste à de massives violations des droits de l'homme avant, pendant et après le scrutin". Lors de la dernière élection présidentielle en 2008, environ 200 personnes ont été tuées lors de violences perpétrées par les partisans de Mugabe contre ceux de Tsvangirai. Face au risque d'un bain de sang, ce dernier avait retiré sa candidature entre les deux tours, laissant Mugabe seul en lice. La communauté d'Afrique australe (SADC) avait ensuite négocié un accord de sortie de crise prévoyant la cohabitation des deux hommes et un processus de réformes devant mener à une nouvelle élection démocratique et non-violente. Signe de la tension dans le pays, le chef de la Commission des droits de l'homme du Zimbabwe a démissionné la semaine dernière, dénonçant des lois contraignantes et l'absence de moyens pour travailler.
Cet article vous a plu ! Partagez-le maintenant

A lire également

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En continu

La Fondation Mo Ibrahim lance son premier rapport sur la gouvernance en Afrique

Le Sénat adopte son programme triennal de travail

Un projet de renforcement de la cohésion sociale et à la pratique du sport présenté à Bondoukou

Des femmes de coopératives agricoles du Loh-Djiboua formées aux technologies de l'information et de la communication (TIC)

100 jeunes sélectionnés pour le projet insertion de 750 jeunes dans les THIMO à Assinie-Mafia