Dopage - Armstrong accuse Verbruggen de l'avoir couvert
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Dopage - Armstrong accuse Verbruggen de l'avoir couvert

Dopage - Armstrong accuse Verbruggen de l'avoir couvert

AFP | Lu 1376 fois | Publié

L'Américain Lance Armstrong, banni à vie et déchu de ses sept titres dans le Tour de France avant d'avouer avoir eu recours au dopage, accuse Hein Verbruggen, président de l'Union cycliste internationale (UCI) en 1999, de l'avoir couvert et permis la signature d'un certificat médical antidaté.

"Je me souviens qu'il y a eu un problème", a raconté le Texan au journal anglais The Daily Mail qui l'interrogeait sur une analyse positive aux corticoïdes en 1999, l'année de son premier succès dans le Tour. "Je ne sais plus si c'était un contrôle positif mais en tout cas, des traces avaient été trouvées. Techniquement parlant, je ne sais plus si la ligne avait été franchie", a déclaré l'ancien coureur, aujourd'hui âgé de 42 ans. "Je ne me rappelle plus exactement qui était présent à ce moment-là mais Hein a simplement dit: +c'est un gros problème pour moi, un coup de poing pour notre sport un an après l'affaire Festina alors il faut que l'on trouve quelque chose+. Alors on a antidaté l'ordonnance", a détaillé Armstrong lors d'une entrevue mise en scène par le tabloïd anglais pour ses retrouvailles avec son ancienne masseuse Emma O'Reilly qui l'avait accusé de dopage bien avant qu'il soit condamné fin 2012 par l'Usada (agence américaine) puis par l'UCI. "Je le hais" "N'imaginez pas que je vais protéger les gens après la façon dont ils m'ont traité. C'est ridicule. Je n'ai aucune loyauté envers eux. Lors des auditions appropriées, je dirai aux gens ce qu'ils veulent savoir. Je ne vais pas mentir pour en protéger d'autres. Je les hais. Ils m'ont jeté en pâture, j'en ai fini avec eux", a encore menacé Armstrong. Une commission d'enquête En janvier dernier, après les aveux télévisés de l'Américain lors du show orchestré par Oprah Winfrey, Hein Verbruggen (président de l'UCI de 1991 à 2005) avait nié avoir couvert le Texan. Durant le Tour 1999, Armstrong avait fait état d'une ordonnance autorisant l'emploi d'une pommade à base de corticoïdes. Le certificat médical, antidaté, avait été accepté par l'UCI. Dans ce Tour, succédant à l'édition 1998 marquée par le scandale Festina, le coureur avait été contrôlé le 4 juillet à l'arrivée de la première étape (Challans). Il avait justifié la présence d'un glucocorticoïde par l'utilisation d'une pommade (Cemalyt) pour soigner une rougeur au périnée. Mais, selon son ex-masseuse, il aurait reçu une injection de corticoïdes deux à trois semaines auparavant. L'UCI, qui est présidée depuis septembre par Brian Cookson, a annoncé la prochaine mise en place d'une commission indépendante chargée de faire la lumière sur le rôle de la fédération internationale, notamment dans l'affaire Armstrong. Elle a déclaré la semaine passée avoir conclu un accord avec l'Agence mondiale antidopage (AMA) sur les principes qui régiront cette commission d'enquête. "La commission invitera les personnes à fournir des preuves. Nous demandons à toutes les parties concernées de se faire connaître et d'aider la commission dans ses travaux. Cette enquête est essentielle pour comprendre la culture du dopage dans le passé, le rôle de l'UCI à l'époque et nous aider à avancer vers un avenir propre et sain", a précisé la fédération internationale.
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