Mali: la Cédéao demande à la junte de nommer rapidement des dirigeants civils
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Mali: la Cédéao demande à la junte de nommer rapidement des dirigeants civils

Mali: la Cédéao demande à la junte de nommer rapidement des dirigeants civils

AFP | Lu 4954 fois | Publié

Les voisins du Mali ont demandé mardi que la junte au pouvoir à Bamako nomme "incessamment" des dirigeants civils de transition, faisant miroiter une levée possible dans quelques jours des sanctions imposées au pays sahélien en crise.

Dans leur communiqué, les dirigeants de la Communauté économique des Etats ouest-africains (Cédéao) ont insisté sur le fait que les dirigeants de la transition soient des civils. Ils ont demandé que la junte soit dissoute dès qu'ils auront été désignés. Ils prennent acte que la transition serait de 18 mois et non de 12 comme ils le réclamaient.

Ils affirment aussi que les sanctions seront levées immédiatement après la désignation des dirigeants de la transition, dans le communiqué publié mardi à l'issue d'un nouveau sommet sur la crise malienne à Peduase (est du Ghana).

La réunion s'est tenue un mois après le coup d'Etat militaire qui a renversé le 18 août le président Ibrahim Boubacar Keïta, soutenu pendant des années par la communauté internationale dans le combat contre les jihadistes mais déstabilisé par des mois de contestation intérieure.

Réclamant depuis le début un retour rapide à l'ordre constitutionnel, la Cédéao avait donné aux nouveaux maîtres de Bamako jusqu'à mardi pour désigner un président et un Premier ministre de transition qui dirigeraient le pays jusqu'à un retour définitif des civils, alors que le Mali se divise profondément sur cette question et beaucoup d'autres.

Les militaires qui ont fait le déplacement de Peduase derrière le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, n'ont rendu public aucun nom de président ou de Premier ministre à l'approche de l'expiration de l'ultimatum.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a cependant émis des signes de progrès, au moins aux yeux des dirigeants de l'organisation ouest-africaine dont il assure la présidence tournante. La situation au Mali doit être résolue rapidement", a-t-il dit aux journalistes à l'issue de discussions qui semblent avoir duré plusieurs heures de plus que prévu. "Pour nous, la transition doit être dirigée par des civils", a-t-il dit affirmé, "à la minute même où cette direction sera mise en place, les sanctions imposées au Mali seront levées par la Cédéao".

La Cédéao renverra un médiateur à Bamako la semaine prochaine et le président ghanéen a émis l'espoir que la junte aura accédé d'ici là aux exigences de la Cédéao, lui permettant de lever les sanctions.

"Nous espérons que nous parlons de jours et non de semaines", a-t-il ajouté.
La Cédéao s'inquiète d'un surcroît d'instabilité dans un Sahel gagné par la propagation jihadiste, et du mauvais exemple régional que donnerait une junte maintenue durablement au pouvoir.
Elle a infligé le 20 août au Mali un embargo sur les flux financiers et commerciaux. Ces mesures inquiètent dans un pays en proie à un profond marasme économique, en plus des agissements jihadistes et des violences intercommunutaires.

 

 

 



 

 



 

 

 
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