Burkina : attaque contre une patrouille dans le sud du pays
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Burkina : attaque contre une patrouille dans le sud du pays

Burkina : attaque contre une patrouille dans le sud du pays

AFP | Lu 1683 fois | Publié

Une patrouille de gendarmes et de militaires a été attaquée vendredi dans le sud du Burkina Faso, quatre jours après l'attaque la plus meurtrière subie par l'armée burkinabè dans sa lutte contre les groupes jihadistes, selon des sources sécuritaires.

"Des individus armés ont attaqué aux environs de 16H00 (locales et GMT) une patrouille mixte, composée de gendarmes et de militaires sur l'axe Pô-Guiaro", dans la commune de Guiaro (province du Nahouri), a déclaré à l'AFP une source sécuritaire.

Aucun bilan de l'attaque n'était disponible dans l'immédiat. 

"La patrouille est partie de Pô et devait ratisser l'axe menant à Guiaro lorsqu'elle est tombée sur une embuscade à une vingtaine de kilomètres de la ville (de Pô)", a expliqué une autre source sécuritaire.

"Les éléments ont riposté dès les premiers contacts et des renforts ont été déployés pour un ratissage de la zone qui s'est poursuivi jusque tard dans la nuit (de vendredi)", a précisé la même source. 

Mi-juillet, deux gendarmes avaient été tués dans une embuscade contre une patrouille sur la même route. 

Cette attaque survient quatre jours après celle contre un détachement militaire à Koutougou, dans le nord du pays, qui a fait 24 morts et 7 blessés dans les rangs de l'armée, soit l'assaut le plus meurtrier jamais perpétré par les groupes jihadistes contre les forces de défense et de sécurité burkinabé. 

Les cinq militaires "portés disparus" après cette attaque ont été retrouvés vivants, selon l'état-major général des armées.

Pays d'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique.

Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est du pays, ont fait plus de 500 morts, selon un décompte de l'AFP.

L'attaque de Koutougou a suscité des remous dans l'armée.

Jeudi soir, des soldats ont tiré des coups de feu dans le camp Guillaume Ouédraogo, au coeur de la capitale Ouagadougou, pour exprimer leur "ressentiment", selon un communiqué du gouvernement publié vendredi. 

"Cette situation est l’expression d’un ressentiment (des soldats) par rapport à l’attaque de Koutougou", a déclaré le gouvernement. 

Mercredi déjà, dans le même camp militaire, des soldats avaient empêché plusieurs supérieurs d'accéder au camp avant d'obtenir une rencontre avec la hiérarchie, selon plusieurs sources sécuritaires.

Le Premier ministre Christophe Dabiré a assuré vendredi comprendre "l’émotion" des soldats, les appelant "au calme". "Le gouvernement est conscient de la situation et travaille pour apporter des réponses appropriées aux différents points de préoccupation", a-t-il assuré.

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