La Côte d’Ivoire veut réduire son taux de non déclaration à l’état civil
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La Côte d’Ivoire veut réduire son taux de non déclaration à l’état civil

La Côte d’Ivoire veut réduire son taux de non déclaration à l’état civil

Dorcas Loba (Stagiaire) | Lu 1969 fois | Publié

Le 10 août marque la célébration de la journée africaine de l’état civil. La journée a été célébrée ce mercredi 14 août 2019 à Abidjan en présence des acteurs de l’état civil pour ensemble contribuer à la réduction du taux de non déclaration à l’état civil. Le thème retenu pour cette année est « des actes de naissance pour tous : Une nécessité pour la protection des droits humains et pour la promotion de l’inclusion ».

Le Ministère de l’intérieur et de la sécurité en collaboration avec l’Office nationale de l’Etat Civil et de l’identification (ONECI), a dans le cadre de la deuxième journée africaine de l’état civil, réuni les différents acteurs du système autour de différents panels d’échanges et de partage d’expériences. Cette journée a donc été le lieu de faire un bilan sur les avancées des actions entreprises pour l’amélioration des statistiques de déclaration à l’état civil.

En effet, la mise en application de la nouvelle loi d’octobre 2018 pour simplifier l’octroi des actes de naissance et promouvoir l’inclusion, marque un bond significatif dans l’élaboration des stratégies de réduction de la sous déclaration.

On relève à cet effet, la mise en place du Registre National des Personnes Physique (RNPP), qui est un système de centralisation attribuant aux ivoiriens et à toutes personnes vivant en Côte d’Ivoire, un numéro d’identification.

On note également le déploiement d’officiers d’état civil à proximité des populations aussi bien en milieu urbain que rural. Cela en collaboration avec les établissements sanitaires pour le recensement des nouvelles naissances.

La digitalisation n’en demeure pas moins un atout essentiel à la réduction de ce taux, avec l’usage d’instruments techniques adaptés à un recensement efficace.

A en croire Meless Essis Jean-Yves, directeur de l’état civil et de l’identification, l’état civil ivoirien se porte bien. « Avec de nouvelle base juridique et la digitalisation du système, toute personne quel que soit son lieu de naissance pourra disposer d’un acte d’état civil » a-t-il indiqué.

Quant à Affessi Affessi, chef de projet état civil du RNPP, il s’est inscrit dans le même élan d’optimisme. « Nous étions avant 2018 à 4000 naissances. Aujourd’hui nous sommes à 8000 naissances ce qui représente 300% au plan national et 90% dans la région de la Nawa qui affichaient -50% avant 2018. C’est dire qu’avec nos nouveaux mécanismes, nous pouvons arriver vers les objectifs que nous nous sommes fixés » a-t-il déclaré.

Le 10 août a été déclaré Journée africaine de l’état civil conformément aux conclusions de la quatrième Conférence des ministres africains en charge de l'état civil tenue en décembre 2017 en Mauritanie avec l’approbation du Comité Exécutif de l'Union africaine.

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