Mali: un soldat tué lors d'une vaste opération dans la zone d'un récent massacre
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Mali: un soldat tué lors d'une vaste opération dans la zone d'un récent massacre

Mali: un soldat tué lors d'une vaste opération dans la zone d'un récent massacre

AFP | Lu 1603 fois | Publié

L'armée malienne a annoncé jeudi qu'un de ses soldats avait été tué et de "nombreux terroristes neutralisés" lors d'une vaste opération en cours dans le centre du pays, notamment dans les environs des deux villages dogons théâtres d'un massacre en début de semaine.

Les villages de Gangafani et de Yoro, près de la frontière burkinabè, ont été frappés lundi soir par des assaillants motorisés et très lourdement armés pour certains. Quarante-et-un villageois ont été tués, selon une note de l'ONU, alors que le gouvernement a fait état d'un bilan provisoire de 38 morts.

Un "opération montée et planifiée" est "en cours d'exécution dans les forêts de Yoro, Gangafani, Bodel et Homobongo, dans le secteur de Koro et Bankass", ont indiqué les Forces armées maliennes (FAMa) dans un communiqué. "Déjà, des bases terroristes ont été détruites. Les fouilles sont en cours et se poursuivront jusqu'à terme. Au cours de cette opération, qui a permis de neutraliser de nombreux terroristes et de récupérer du matériel, les FAMa regrettent un mort".

Cette opération est suivie depuis Sevaré, près de Mopti (centre), par le chef d'état-major de l'armée, le général Abdoulaye Coulibaly, selon la même source.

Pour le chef d'état-major, nommé après le massacre d'Ogossagou (quelque 160 Peuls tués le 23 mars), il s'agit "d'apporter son soutien moral à la troupe" et de "constater de visu les conditions de vie et de travail en vue de meilleures solutions, s'il y a lieu", selon l'armée.

Depuis l'apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, et qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense".

Les habitants de ces régions reprochent régulièrement à l'armée d'intervenir trop tardivement ou de laisser les groupes armés circuler sans intervenir, malgré l'engagement pris par les autorités de désarmer les milices.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.

Malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes dans le nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques.

Dans la région de Tombouctou (nord), une patrouille est tombée mardi dans une embuscade. Cinq soldats maliens ont été tués, selon l'ONU.

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