Une œuvre pour conscientiser sur la crédibilité de la presse francophone en Afrique de l’Ouest.
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Une œuvre pour conscientiser sur la crédibilité de la presse francophone en Afrique de l’Ouest.

Une œuvre pour conscientiser sur la crédibilité de la presse francophone en Afrique de l’Ouest.

Dorcas LOBA (Stagiaire) | Lu 1307 fois | Publié Il y a 26 jour(s)

La présentation de l’œuvre ‘’Presse francophone en Afrique de l’Ouest, Expériences et Réflexions de pionniers’’ publiée par Konrad-Adenauer-Stiftung, s’est tenu le 18 septembre 2019 à Abidjan-Cocody. Dans son œuvre, Gérard Guèdègbé, journaliste et expert béninois en stratégies de communication, fait le diagnostic de la presse francophone en Afrique de l’Ouest, qui selon lui perd en qualité.

"Les journalistes sont vus comme des acteurs corrompus, frappés de déficience professionnelle ou dépourvus de conscience de la mission que revêt le métier". Telle est l’observation de l’auteur dans cette société africaine où il existe selon lui, une crise de confiance entre le journaliste et son public.

Le diagnostic révèle plusieurs maux : un environnement peu favorable à la liberté d’expression, le manque de ressources matérielles, humaines et financières, le manque de formation, de professionnalisme et de crédibilité des journalistes ouest-africains. Tout ceci menace considérablement la qualité de la presse en Afrique de l’Ouest.

Il urge donc pour Gérard Guèdèbgé de repenser la qualité du journalisme ouest-africain. Pour se faire, l’œuvre constituée d’une réflexion menée par des pionniers du journalisme africain, recommande la formation continue comme gage pour relever l’efficacité des productions de presse.

"On ne forme pas assez. La formation ce n’est pas seulement des séminaires. La formation c’est permettre à des journalistes de se mettre dans des conditions où ils voient autre chose. L’instauration d’un modèle économique qu’accable d’assurer durablement la soutenabilité des entreprises de presse reste une question fondamentale qui permettrait d’imposer une autre qualité du journalisme ».

Pour Florian Karner, représentant résident de la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung, "le journalisme est aujourd’hui en crise économique mais aussi en crise de réputation. Notre rôle est de promouvoir le travail de ceux qui en dépit de tout font du journalisme, le quatrième pouvoir dans la démocratie d’un pays".

La jeune génération quant à elle, n’a pas manqué d’exprimer son adhésion à cette lutte salvatrice de la profession. "Un journaliste doit être impartial et se garder des vagues de corruptions. Nous avons beaucoup appris de notre devancier qui touche dans son œuvre un mal qui gangrène l’exercice du métier" a déclaré N’Cho Andréa, étudiante au Studio-école Mozaik.

"Presse francophone en Afrique de l’Ouest, Expériences et Réflexions de pionniers", est le produit de la contribution des journalistes, Eugénie Rokhaya Aw N’Diaye, Jérôme Tovignon Carlos, Diomansi Bomboté, Irène N’Guessan Bath, Sada Kané, Cheick Mouctary Diarra, Souleymane Diallo, Souley Issiaka et Dorothée Dolibe Tabiou.

 

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