Après Facebook, Google Déclare La Guerre Au Bitcoin
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Après Facebook, Google Déclare La Guerre Au Bitcoin

Après Facebook, Google Déclare La Guerre Au Bitcoin

Forbes | Lu 1328 fois | Publié

Le célèbre moteur de recherche, quelques semaines seulement après Facebook, a fait état de sa volonté d’intensifier ses efforts contre les publicités autour des « produits financiers non réglementés et spéculatifs ». Dans la ligne de mire de Google : le Bitcoin.

L’étau se resserre autour du Bitcoin. Après Facebook qui avait, le mois dernier, fait part de son intention de « contrôler » les publicités relatives aux cryptomonnaies, sans oublier les fameuses « ICOs » ou levées de fonds en monnaies numériques, c’est au tour d’une autre composante des « GAFA », en l’occurrence Google, de tirer à boulets rouges sur le Bitcoin et consorts. Une manière pour le groupe de Mountain View de « faire le ménage » parmi la pléthore de « mauvaises publicités », selon le vocable consacré, qui pullulent sur son réseau. Pour rappel, le moteur de recherche a bloqué, sur l’ensemble de l’année 2017, près de 3,2 milliards de publicités allant à l’encontre de ses règles, ce qui représente la bagatelle de 100 « contenus indésirables » par seconde, soit près du double par rapport à 2016 où le groupe avait bloqué 1,7 milliard de « mauvaises publicités » et « seulement » 700 millions en 2015. «Nous voulons faire en sorte que les publicités Google et l’écosystème publicitaire soit sûrs et efficaces pour les gens, les annonceurs et les éditeurs», a développé, dans des propos relayés par le Figaro, Jessica Stansfield, en charge des contrôles sur les publicités pour Google Europe, Afrique et Moyen Orient.

Cette nouvelle politique, destinée en premier lieu à rassurer les annonceurs, a été annoncée sur la page d’aide AdWords de Google où elle liste les différents produits visés. L’entreprise déclare ainsi que « les publicités pour les courtiers-financiers et affiliés n’auront plus de droit de présenter les éléments suivants : des options binaires et produits similaires, cryptomonnaies et tous contenus associés. Les publicitaires proposant les éléments précédents devront être certifiés par Google avant de pouvoir utiliser la plateforme publicitaire AdWords. Cette certification n’étant disponible que dans certains pays ». Fin de citation. En outre, les annonceurs peuvent demander une certification dès maintenant, mais ils devront être autorisés par les services financiers compétents du ou des pays visés afin de s’assurer que leurs publicités obéissent aux réglementations d’AdWords et aux prérequis légaux. Une manière de tenter d’endiguer l’engouement autour des « cryptocurrencies » qui sont à manipuler avec précaution.

Mise en garde du FMI

Même le FMI y est allé de sa mise en garde, par l’intermédiaire de sa directrice générale, Christine Lagarde. « La croissance rapide des cryptoactifs, l’extrême volatilité de leurs prix de vente et leurs rapports indéfinis avec le système financier traditionnel pourraient facilement créer de nouvelles vulnérabilités ». Un avertissement qui succède à celui de la banque centrale européenne (BCE) qui a déclaré qu’elle n’avait pas vocation à contrôler le Bitcoin tout en appelant les spéculateurs en herbe à la prudence. Mais l’un des membres du conseil des gouverneurs de l’institution de Francfort, l’Autrichien Ewald Nowotny, était allé plus loin non seulement en plaidant pour une « taxation » du Bitcoin mais également en dévoilant l’identité de chacune des parties opérant une transaction. « Cela casserait le Bitcoin », avait-il estimé. Les autorités de régulation boursière américaines se sont également jointes, la semaine dernière, à cette volonté de régulation, arguant que bon nombre de plateformes d’échange de cryptomonnaies devraient être enregistrées auprès de régulateurs et soumises à d’autres règles.

Après un spectaculaire rebond ces derniers jours, le Bitcoin – et dans son sillage les autres devises – est malheureusement retombé dans ses travers depuis hier, à cause de l’initiative du Japon de réclamer à ses homologues, lors du prochain sommet du G20 la semaine prochaine (19 et 20 mars), un meilleur encadrement du marché des cryptomonnaies, considéré à haut(s) risque(s). D’ailleurs, seize plateformes japonaises homologuées et spécialisées dans les cryptomonnaies devraient prochainement mettre en place un organe d’autorégulation afin de rétablir la confiance. Et l’initiative de Google ne devrait pas permettre au cours du Bitcoin de reprendre sa marche en avant. En début d’après-midi ce mercredi, la reine des monnaies numériques décrochait de près de 4%. Et l’étau de la régulation d’étouffer petit à petit ses velléités de rédemption.

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