Violences faites aux femmes et aux filles : des professionnels de média invités à un traitement responsable de l’information
0
 

Écouter
Violences faites aux femmes et aux filles : des professionnels de média invités à un traitement responsable de l’information

Violences faites aux femmes et aux filles : des professionnels de média invités à un traitement responsable de l’information

RTI Info/Ange Yao (Stagiaire) | Lu 5999 fois | Publié

Un atelier de sensibilisation en communication sur les cas de violences sexuelles sur les femmes et les filles, organisé conjointement par le Réseau des professionnels des médias pour la lutte contre les violences sexuelles, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Ministère de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant, s’est tenu ce mercredi 27 novembre 2019 à Abidjan-Plateau. La rencontre avait pour objectif d’amener les web-journalistes, blogueurs et lanceurs d’alertes à « revisiter leurs plumes » sur le traitement relatif à cette question d’actualité à travers les différentes plateformes.

Cet atelier de formation s’inscrit dans le cadre de la campagne « 16 jours d’activisme » sur les violences faites aux femmes et aux filles dont le thème retenu cette année est « violences sexuelles exercées sur les enfants : mobilisons-nous pour la tolérance zéro ».

Ellingant Grâce, Directrice d’une Ong œuvrant dans la lutte contre ce « fléau », s’est penchée sur les publications des hommes et femmes de média sur les violences basées sur les enfants. Elle les a appelés au sens de la responsabilité en protégeant l’identité des victimes dans le traitement de l’information et à la vérification des faits avant la publication sur les plateformes notamment les réseaux sociaux. « Nous souhaitons que vos écrits aient un impact significatif dans la prévention (…) il faut aussi que vous travailliez dans le sens du plaidoyer auprès des autorités dans la prise en charge psychologique des victimes » a-t-elle conseillé.

Aminata Koulibali, experte en lutte contre les violences basées sur le genre du PNUD, a insisté sur le respect de l’éthique et de la déontologie du journaliste en s’appuyant sur deux points que sont la protection des sources d’informations et le secret professionnel.

Selon elle, le traitement des cas de viol sur les enfants est très sensible, c’est pourquoi elle demande aux journalistes de dénoncer ces actes dans leurs écrits sans toutefois exposer la victime, la famille et les témoins des faits. « Il faut savoir communiquer sur les faits de viol en respectant des principes directeurs tels que la sécurité et la confidentialité » a exhorté Aminata Koulibali.

Les responsables du Ministère de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant espèrent qu’un meilleur traitement de l’information sur les questions liées aux violences basées sur le genre pourrait contribuer à la lutte contre l’impunité.

Christiane Mahilé Souleymane, présidente du Réseau des professionnels des médias engagés dans la lutte contre les violences sexuelles, a profité de cette occasion pour annoncer la tenue d’un atelier de sensibilisation le 5 décembre 2019 en faveur des guides religieux et communautaires sur la même thématique.

Cet article vous a plu ! Partagez-le maintenant

A lire également

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En continu

France : manifestation contre l'accès des couples de femmes à la procréation médicalement assistée

Soubré : Des déguerpis d’une forêt classée sollicitent l’aide du gouvernement

Le ministre de l’Hydraulique annonce 14 grands projets pour combler le déficit en eau potable

Les travaux d’un complexe touristique de 28 milliards de FCFA lancés dans la commune de Marcory

La première édition du salon de la cosmétique va se tenir du 17 au 19 mars à Abidjan