Violences sur les femmes et les filles : La Ministre Bakayoko Ly-Ramata veut barrer la voie à l’impunité
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Violences sur les femmes et les filles : La Ministre Bakayoko Ly-Ramata veut barrer la voie à l’impunité

Violences sur les femmes et les filles : La Ministre Bakayoko Ly-Ramata veut barrer la voie à l’impunité

RTI Info/Ange Yao (Stagiaire) | Lu 4189 fois | Publié

La Ministre de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant a appelé les populations à dénoncer tous les cas de violences faites aux femmes et aux filles afin que leurs auteurs subissent la rigueur de la loi. Elle s’exprimait lors de la cérémonie officielle de la 29e édition de la campagne des 16 jours d’activisme pour l’élimination des violences faites à l’égard des femmes et aux filles, le lundi 09 décembre 2019 à Abidjan, dans la commune du Plateau.

Le thème national retenu cette année pour cette campagne est « Violences sexuelles exercées sur les enfants : Mobilisons-nous pour la tolérance zéro ». Un thème qui interpelle plus d’un selon la Ministre, vu le constat alarmant des cas de viols sur les enfants ces derniers mois dans le pays.

« Il faut sanctionner sévèrement les auteurs de viols et de toute autre forme de violence exercés sur les femmes et les enfants (…) ; on ne saurait réussir cette mission en laissant en liberté les auteurs de viols » a lancé la Ministre Bakayoko Ly-Ramata à l’endroit des leaders de la société civile et des parents tout en appelant à une prise de conscience et à la responsabilité de tous.

Selon la Ministre, la seule alternative pour éradiquer ce phénomène est de briser le silence, c’est-à-dire dénoncer toutes les formes de violences auprès des autorités compétentes. « C’est dans la conjugaison de nos efforts que nous arriverons à bout de ce fléau que certaines personnes ont honte ou peur de dénoncer » a-t-elle souligné.

Bakayoko Ly Ramata a aussi réitéré l’engagement du Gouvernement dans la lutte contre les violences basées sur le genre notamment celles des femmes et des enfants. Ces actions sont entre autres la mise en place de structures d’accueil genre dans les commissariats de police et l’installation de plateformes multisectorielles de lutte contre les violences basées sur le genre sur toute l’étendue du territoire.

Namizata Sangaré, Présidente du Conseil National des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire a donné le même son de cloche. Elle a affirmé que son institution est ouverte aux populations pour dénoncer toutes formes de violences basées sur le genre à travers un numéro vert qui est le 800 00 888.

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