A l‘approche de la présidentielle, Facebook durcit sa lutte contre la désinformation et tout type d’abus
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A l‘approche de la présidentielle, Facebook durcit sa lutte contre la désinformation et tout type d’abus

A l‘approche de la présidentielle, Facebook durcit sa lutte contre la désinformation et tout type d’abus

Boris Odilon BLE/RTI Info | Lu 5227 fois | Publié

Afin de garantir la sécurité de ses utilisateurs, les protéger contre tout type d’abus sur ses plateformes, Facebook a pris des mesures dans la perspective des élections d'octobre 2020 en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué dont RTI Info a reçu copie, l’entreprise explique sa démarche.

Facebook veut contribuer à la protection de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 en Côte d'Ivoire. L’entreprise a donc investi pour aider à prévenir l’ingérence électorale, lutter contre la désinformation et la dissuasion d’aller voter et accroître la transparence en matière de publicités politiques.

 

Pour éviter que l’utilisation de Facebook et Instagram conduise à des situations de violence ou de harcèlement, des règles strictes ont été édictées. Les Standards de la Communauté précisent ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas sur Facebook et Instagram. Cela en matière d’incitation à la violence et à la haine, de dissuasion d’aller voter et de harcèlement. « Si vous postez des contenus contraires à nos politiques, nous procéderons à leur retrait » indique le communiqué.

 

L’entreprise dit avoir triplé le nombre de ses équipes dédiées à la sécurité et fait usage de l’intelligence artificielle pour identifier et retirer au plus vite des contenus nuisibles. Elle forme aussi les organisations de défense des droits de l'homme à la manière de signaler les discours dangereux.

 

Dans le cadre de la lutte contre la désinformation et la diffusion de fausses informations, il y a une coopération avec « plus de 70 organisations indépendantes pour la vérification de faits à travers le monde y compris deux en Côte d'Ivoire », qui analysent et évaluent la pertinence des contenus partagés. Les contenus de désinformation susceptibles d’empêcher les citoyens d’aller voter, comme de fausses informations portant sur les dates, lieux, horaires et modes de scrutin sont retirés.

 

Les contenus évalués comme « faux » ou « partiellement faux » font l’objet d’une distribution réduite dans le fil d’actualité de Facebook, afin que les utilisateurs soient moins susceptibles de les voir. Les articles connexes qui émanent de fact-checkers sont publiés pour plus de contexte et les utilisateurs en reçoivent la notification si un article qu’ils ont partagé est évalué comme étant faux. « De nombreuses études indépendantes mettent en évidence le fait que nous avons réduit de plus de moitié les fausses informations » précise le communiqué. Aussi, pour également s’assurer que les utilisateurs sont en mesure d’identifier les fausses informations et les signaler, « une campagne a été lancée en Côte d'Ivoire, pour diffuser, sur Facebook et à travers les radios nationales et communautaires, des conseils pour apprendre à repérer les fausses informations, mais aussi savoir quoi faire face aux discours haineux ».

 

Concernant la viralité des infos, de nombreux changements fondamentaux ont été opérés. Sur WhatsApp, la diffusion de messages en masse est interdite. Grâce à l’apprentissage automatique (machine learning), il est aisé d’identifier et exclure les comptes qui s’adonnent à ce genre de comportement. Chaque mois environ 2 millions de comptes sont exclus pour ce type d’abus. Il y a aussi la réduction à cinq discussions en simultané le nombre de contacts à qui il est possible de transférer un message et l’introduction des icônes « transféré » et « hautement transféré » pour mettre en évidence des contenus partagés à de multiples reprises. Tout ceci a conduit à une réduction de 70 % du nombre de ces messages sur WhatsApp et de limiter la diffusion de la désinformation virale et autres contenus susceptibles de nuire dans la vie réelle.

 

Facebook combat les interférences et accroît la transparence des publicités politiques.

Des millions de faux comptes sont bloqués dès leur création et des mises à jour sont effectuées pour une amélioration constante des systèmes techniques pour faciliter le signalement d’abus, la détection et l’élimination de spams, l’identification et l’élimination de faux comptes et protéger l’intégrité des comptes des utilisateurs. Pour preuve, Facebook a supprimé entre avril et juin 2020, 1.5 milliard de faux comptes à l’échelle mondiale. Des équipes d’experts ont été recrutées pour analyser et procéder au retrait de réseaux sophistiqués de pages, groupes et comptes Facebook impliqués dans des opérations de comportements inauthentiques coordonnés, c’est à dire lorsque des groupes d’utilisateurs utilisent de faux profils pour œuvrer ensemble afin de manipuler le débat public. Il peut s’agir de campagnes nationales ou de campagnes orchestrées par des entités étrangères, y compris des gouvernements étrangers.


Pour la transparence des publicités politiques, toute personne souhaitant les diffuser en Côte d'Ivoire doit désormais faire l’objet d’un processus de vérification pour prouver son identité et sa résidence dans le pays. Chaque publicité politique en Côte d'Ivoire sera accompagnée d’une mention « financée par » afin d’indiquer qui est à l’origine de son financement. Le type de personnes ayant visionné et le montant dépensé pour la diffusion seront affichés. 

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