France: amélioration attendue du trafic ferroviaire mais le conflit perdure
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France: amélioration attendue du trafic ferroviaire mais le conflit perdure

France: amélioration attendue du trafic ferroviaire mais le conflit perdure

AFP | Lu 4074 fois | Publié

L'opérateur ferroviaire français promet une nette amélioration du trafic lundi, avec des perturbations limitées notamment aux trains régionaux, sans que le conflit déclenché vendredi entre syndicats et direction sur les "problèmes de sécurité" soit résolu.

Sur les grandes lignes, les trains low-cost Ouigo, au trafic très perturbé pendant le weekend, "circuleront normalement" de même que les trains à grande vitesse (TGV), selon les prévisions communiquées par la compagnie ferroviaire nationale SNCF dimanche soir. Circulation normale également sur l'ensemble des lignes de banlieue en région parisienne. 

Seuls les trains express régionaux (TER), avec trois trains sur quatre, et les Intercités (trains de moyenne distance) avec deux trains sur trois) continueront d'être impactés, au quatrième jour de ce bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".

C'est un accident survenu mercredi soir qui a causé la colère. Un train reliant Charleville-Mézières, près de la frontière belge, à Reims, à environ 85 kilomètres plus au sud, a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau, faisant 11 blessés dont plusieurs hospitalisés. Le conducteur, qui a porté secours aux passagers alors qu'il était lui-même blessé, était le seul agent SNCF à bord du train.

Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité pour les voyageurs. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l'engin accidenté.

Lors d'une réunion dans la nuit de vendredi à samedi, la direction a mis sur la table plusieurs propositions qui n'ont pas satisfait les syndicats, notamment la mise en place de groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et une "accélération" des recrutements, a résumé samedi M. Pepy.

Il a dénoncé une "grève surprise qui ne respecte pas la loi", puisqu'à la SNCF le préavis est obligatoire. 

Pour les syndicats au contraire, il s'agit bien d'un droit de retrait, une procédure exercée par un salarié lorsqu'il considère que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé ou s'il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

Le Premier ministre français Edouard Philippe a dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s'est transformé en grève sauvage" et a "demandé à la SNCF d'examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires". 

La direction de la SNCF prévoit une réunion "avec les partenaires sociaux dès jeudi", a indiqué M. Pepy au journal Le Parisien.

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