Présidentielle au Nigeria: Buhari appelle l'armée à être "sans pitié" envers les fraudeurs
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Présidentielle au Nigeria: Buhari appelle l'armée à être "sans pitié" envers les fraudeurs

AFP | Lu 1024 fois | Publié

Le président nigérian Muhammadu Buhari a appelé lundi l'armée a être "sans pitié" envers ceux qui voudraient tricher lors du scrutin de samedi, reporté in extremis d'une semaine, indiquant qu'ils le "feraient au péril de leur vie".

"J'ai déjà ordonné à la police et à l'armée d'être sans pitié. Nous n'allons pas être tenus pour responsables (...) pour ceux qui décident de voler des urnes, ou utilisent des criminels pour perturber le scrutin" a déclaré le chef de l'Etat, en lice pour un second mandat, lors d'une réunion de son parti retransmise à la télévision nationale.   

"Ça sera probablement le dernier acte criminel qu'il (le fraudeur) commettra", a martelé l'ancien général, qui avait déjà dirigé le Nigeria en 1983 pendant les dictatures militaires. 

La commission électorale a reporté les élections générales du 16 au 23 février, quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote, arguant de graves problèmes logistiques. 

Les deux partis principaux, le parti au pouvoir (APC, Congrès des Progressistes) et l'opposition (Parti Populaire Démocratique, PDP) s'accusent mutuellement de "sabotage" du scrutin. 

"Après les élections, nous devrons savoir ce qui s'est vraiment passé", a indiqué M. Buhari. "La commission devra nous expliquer pourquoi ils n'ont pas pu organiser ce scrutin et (...) nous devrons trouver un coupable"

Ce n'est pas la première fois qu'une élection est reportée au Nigeria, depuis la fin des dictatures militaires en 1999. En 2011, les élections générales ont été retardées deux fois - et alors même que le vote avait déjà débuté, le président de la Commission électorale évoquant alors une situation d'"urgence", avec de nombreux bureaux sans matériel électoral.

Le Nigeria s'était ensuite embrasé dans des violences post-électorales entre chrétiens et musulmans qui avaient fait plus de 1.000 morts à travers le pays.

En 2015, le gouvernement du président Goodluck Jonathan avait également reporté le scrutin de six semaines, arguant des problèmes de sécurité dans le Nord-Est, après des années d'enlisement du conflit contre les jihadistes de Boko Haram.

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