La Commission Nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) forme les acteurs frontaliers des régions frontalières du Tchologo, du Poro et du Folon.
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La Commission Nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) forme les acteurs frontaliers des régions frontalières du Tchologo, du Poro et du Folon.

La Commission Nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) forme les acteurs frontaliers des régions frontalières du Tchologo, du Poro et du Folon.

Lacinan Ouattara | Lu 5049 fois | Publié

146 acteurs frontaliers notamment des leaders communautaires, des forces de défense et de sécurité, des guides religieux ainsi que le corps préfectoral dans le cadre de la mise en œuvre du projet "Sensibilisation à la cohabitation pacifique et à la lutte contre la Covid-19 dans les régions frontalières".

Ces formations financées par la coopération allemande à travers la GiZ, se sont déroulées les 11, 12 et 14 septembre dans les sous-préfectures de Sikolo (Kong), Katogo (M’Bengué) et Mahandiana Sokourani (Kaniasso), trois localités des régions frontalières du Tchologo, du Poro et du Folon. Avec l’insécurité frontalière, l’attaque djihadiste du village de Kafolo le 9 juin dernier et les conflits fonciers, ces séances de formation ont été l’occasion pour les participants d’échanger avec la CNFCI sur les difficultés du quotidien.

Selon Téhoulé N’Guessan Augustin, Préfet du Département de M’Bengué, l’on dénombre de récurrents conflits fonciers entre les villages ivoiriens et maliens, dont le plus récent est le litige foncier qui oppose le village de N’Gandaman dans la Sous-Préfecture de Bougou en Côte d’Ivoire et celui de Dovong au Mali. L’an dernier, les affrontements entre ces deux villages frontaliers ont fait plusieurs blessés, aux dires de l’autorité locale. La matérialisation des frontières pour résoudre durablement les conflits devient ainsi une nécessité. Les villages frontaliers de Ouelli et Ouanguemin dans la Sous-Préfecture de Mahandiana Sokourani traînent aussi un litige foncier, vieux de plus de 20 ans avec un village à la frontière du Mali.

Konaté Diakalidia, Secrétaire exécutif de la Commission Nationale des Frontières de la Côte d’ivoire (CNFCI) a déploré cette situation d’insécurité aux frontières. Au nom du Premier Ministre, Ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, il a tenu à rassurer les populations frontalières sur les mesures prises par le Gouvernement en matière de sécurité à travers la création de la CNFCI et appelé à la cohabitation pacifique avec les populations des pays voisins.

« La sécurité n’est pas seulement l’affaire des Forces de Défense et de Sécurité seules, mais plutôt l’affaire de tous. C’est pourquoi, nous devons tous nous mobiliser et nous impliquer véritablement pour ramener la paix et la sécurité à nos frontières. Cela est possible à travers la prévention des conflits, le règlement pacifique des conflits, la vigilance et la franche collaboration des populations avec les autorités administratives et sécuritaires locales. La CNFCI est créée pour apporter le développement à nos frontières, mais sans la sécurité et la paix, on ne peut pas amorcer le développement dans les espaces frontaliers », a-t-il indiqué.

Seka Michel, expert en prévention et résolution des conflits, a exhorté les Chefs traditionnels, guides religieux, femmes et jeunes à bannir l’usage de la violence et la propagation de rumeurs et fausses informations.

"Il faut prévenir les conflits à travers, notamment les alertes précoces, le dialogue intercommunautaire entre les populations par l’activation des comités de paix et les alliances ethniques. En cas de survenance de conflits, procéder aux règlements au double niveau frontalier et transfrontalier. Ces niveaux sont : le règlement au niveau du chef de famille, de quartier, de village. En cas d’échec, porter le différend à la connaissance du Sous-Préfet de sa localité et du Préfet plus tard, si une solution n’est pas trouvée", a-t-il préconisé.

Les participants ont promis utiliser ces connaissances acquises pour servir d’acteurs de paix. "Les passages non officiels font que chaque jour, nous enregistrons des entrées dans nos villages malgré la fermeture des frontières. Nous avons aussi beaucoup de problèmes fonciers et d’annexion de territoire. Par le passé, nous utilisions la violence qui ne nous rendait pas service. Avec la formation que nous venons de recevoir, nous avons les outils et les méthodes pour régler pacifiquement les conflits et litiges que nous allons avoir avec les villages des pays voisins qui sont aussi nos frères. Nous serons aussi vigilants et nous allons collaborer avec les autorités", a promis Bamba Tiemoko, chef du village de Kafolo et Président de l’association des chefs de village de la Sous-Préfecture de Sikolo.

A noter que dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, des kits sanitaires ont été remis par Konaté Diakalidia, Secrétaire exécutif de la Commission Nationale des Frontières de la Côte d’ivoire (CNFCI) aux participants et a invité au respect des mesures barrières.

 

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