Des planteurs de palmier à huile appellent à la revalorisation du prix d’achat.
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Des planteurs de palmier à huile appellent à la revalorisation du prix d’achat.

Des planteurs de palmier à huile appellent à la revalorisation du prix d’achat.

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Les planteurs de palmier à huile ont lancé un « Cri de cœur » pour la revalorisation du prix d’achat bord champ de leurs productions à travers le directeur exécutif de la Fédération nationale des coopératives et unions de coopératives de palmiers à huile de Côte d’Ivoire (FENACOPAH-CI), Kogbo Douoba, qui a plaidé, vendredi, pour leur cause lors d’une rencontre avec la presse au siège de la fédération qui regroupe 30 associations coopératives.

Les planteurs souhaitent une majoration dite « protection du marché local », à la charge des usiniers de deuxième transformation motivée par le fait que le prix d’achat de l’huile de palme brute locale est nettement plus avantageux que celui de l’huile qu’ils importent. Leur seconde revendication concerne la prise en compte de la variation mensuelle des taux d’extraction qu’ils ne veulent plus voir figés et enfin la prise en compte du prix des amendes de palmistes.

Depuis l’adoption d’un mécanisme consensuel en 2009, entre producteurs et usiniers, « seules les variations des cours mondiaux de l’huile de palme fixés par la Bourse de Rotterdam et la parité du dollar américain sont prises en compte. Les planteurs ont accepté pour une période de trois années un taux d’extraction de 21,5% et un prix à la tonne d’amende de palmistes à 85 000 FCFA », a rappelé M. Kogbo, en présence d’un administrateur, Atta Appia.

Cet accord était sensé permettre aux usiniers de première transformation de dégager des ressources financières pour améliorer leurs infrastructures industrielles. La situation est restée en l’état depuis lors, au grand désarroi des producteurs qui ont perçu 37,87 F le Kg en 2018 et 34,89 FCFA depuis début 2019. Les cours étaient de 50,84 en 2010 et 63,52 FCFA en 2012.

Les planteurs relèvent que le taux d’extraction d’huile par tonne est supérieur à 22,5% et qu’il frôle 24% selon les saisons mais que le mécanisme ne retient que 21,5% depuis 2009 et que « les prix des palmistes qui avoisinent actuellement 150 000 FCFA par tonne, sont toujours maintenus dans le mécanisme, à 85 000 FCFA ».

« Le prix moyen est aujourd’hui à peine plus élevé que celui payé en 1996, dernière année de fonctionnement de la société d’Etat Palmindustrie où il était à 31,5 Francs. En clair, 23 ans après la privatisation, les planteurs de palmier à huile gagnent nettement moins par tonne de régimes vendues, si l’on prend en compte l’inflation du coût des différents intrants (engrais, outillages, pesticides, graines germées, carburant et main d’œuvre) », a pointé Kogbo Douoba.

Quelque 45 000 planteurs villageois vivent de la production d’huile de palme. Ils contribuent à hauteur de 60% à l’approvisionnement de l’industrie pour la fabrication d’huile de cuisine, de produits cosmétiques et de savons par les usiniers de deuxième transformation.

Le secteur produit plus de 500 000 tonnes d’huile de palme par an, classant la Côte d’Ivoire au deuxième rang mondial et premier rang d’exportateur africain. Il génère un chiffre d’affaires de 500 milliards de FCFA pour 3% du PIB, emploie 200 000 personnes et fait vivre plus de deux millions de personnes, selon les chiffres de la FENACOPAH-CI.

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