Côte d’Ivoire : Ici à Bouaké, nous les Taxis-motos faisons la loi.
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Côte d’Ivoire : Ici à Bouaké, nous les Taxis-motos faisons la loi.

Didier N'Doli | didier.ndoli@rti.ci | Lu 3491 fois | Publié

Bouaké, deuxième ville la plus peuplée de la Côte d’Ivoire, est dotée de nombreux sites dont la télévision RTI Bouaké, le chemin de fer, le quartier et l’usine Gonfreville. Mais chaque matin au lever du soleil, des bruits devenus maintenant habituels emplissent la ville pour permettre à tous de se déplacer et donner le coup de bonjour à la population. Ces bruits, ce sont ceux des célèbres Taxi Motos, qui selon les habitants, font la loi sur les routes.

A chaque coup de frein, Siriki Touré, chauffeur de Taxi Moto serre à droite pour, selon lui, éviter de se faire cogner par les quelques rares véhicules qui sillonnent la ville de Bouaké.

‘’Le Matin, je me lève et je pars à ma gare pour attendre les clients qu’on achemine dans tout Bouaké et même dans les villages environnants’’, explique-t-il.

Avec 200 f CFA ou 300, 400, jusqu’à 2500 f CFA, les résidents ou non de la ville de Bouaké se déplacent d’un point à un autre, les cheveux au vent, ou de la poussière sur le visage à cause de la vitesse. Ces véhicules qui accueillent deux à trois passagers sont à toute épreuve mais ne respectent rien aux dires de la population riveraine.

Des Taxis-Motos hors la loi…

Accusés à tort et à travers de ne pas respecter le code de la route, les Taxis-Motos vont de l'excès de vitesse, au vol qualifié…

‘’Pour moi, si j’avais le choix, j’emprunterais toujours des taxis normaux, mais ils sont rares et font des tarifs des enchères’’, précise Kouakou Pacôme, un infirmier de la région dans le quartier Neboh.

‘’Je préfère acheter ma voiture, et là, je n’aurais pas à subir leur humeur, odeur allant même au vol’’, ajoute-t-il.

*Un Taxi-Moto alias Shacool

De son côté Siriki Touré se défend.

‘’Nous, hors la loi ? Non, pas possible. Nous sommes d’abord prudents sur les routes. C’est vrai qu’il y a eu à un moment des chauffeurs non identifiés qui pratiquaient la profession mais nous avons remis de l’ordre. Il existe bien des personnes qui ne respectent pas la loi ; Bien mais, il est très évident que nous à notre niveau ; tout va,’’ souligne-t-il.

‘’Nous sommes identifiés et chaque chauffeur a son numéro qui porte sur son chasuble et qui fait office de pièce d’identité du Taxi-Moto’’, nous fait remarquer Siriki en nous montrant son matricule.

Chacoul, un autre chauffeur de Taxi-Moto à une autre gare, nous fait savoir qu’il existe plus de 100 gares dans la localité de Bouaké donc à chaque point de rue.

‘’Ces gares, assure-t-il, n’empêchent en rien les motos de se faire beaucoup de clients donc un bon chiffre d’affaires.

Avec plus de 500 Taxis-Motos recensés selon les autorités et un versement d’une patente mensuelle de 3000 f CFA, ces véhicules rapportent chaque année environ 18 millions de francs CFA à la mairie de Bouaké et constituent le moyen de déplacement le plus utilisé dans la région du Gbêkè.

 

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