Une bagarre entre élèves perturbe le déroulement des épreuves physiques au Lycée Moderne de Cocody (Abidjan)
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Une bagarre entre élèves perturbe le déroulement des épreuves physiques au Lycée Moderne de Cocody (Abidjan)

Cheick Junior Bakayoko (Stagiaire) | Lu 2662 fois | Publié

Une bagarre généralisée a perturbé le déroulement normal des épreuves physiques du BEPC 2019 au lycée moderne de Cocody, ce mercredi 3 avril. À l’origine de cet indicent, des tensions entre élèves. Ce qui a amené les examinateurs à mettre un terme aux épreuves comptant pour brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Selon les faits, alors que se déroulait l’épreuve du lancer de poids sous la houlette de Ouattara Kagnigué, Professeur d’éducation physique et sportive (EPS), débute sous le préau une altercation entre des élèves s’adonnant à des jeux de cartes. Ce qui va perturber la séance d’évaluation des candidats. Contrarié par ce remue-ménage, l’évaluateur intervient pour tenter de ramener le calme, afin de poursuivre dans le calme les épreuves. Une démarche mal appréciée par un groupe d’élèves qui décide de s’en prendre à l’enseignant.

Pris à parti et impuissant face aux coups qui s’abattent sur lui, l’enseignant est alors secouru par un groupe de candidats. Ces derniers réussissent à l’extraire des mains de ses suppliciés. C’est ainsi qu’une bagarre générale éclate entre les « troubleurs » et les élèves en examen.

« Les quatre agents des forces de l’ordre présents sur les lieux n’ont pas pu les canaliser » indique N’ké N’ké Dénis, chef de Secrétariat du centre d’examen. « Nous avons dû nous cacher dans un bureau, les affrontements étaient d’une rare violence » a-t-il ajouté.

Six voitures appartenant à des professeurs ont été caillassées. On compte un total de dix-sept (17) blessés, dont six (6) graves à l’issue de ces échauffourées. Des élèves ont été appréhendés par les forces de l’ordre.

Les différents membres du jury et les examinateurs ont unanimement décidé de la délocalisation des épreuves lors d’une réunion de crise tenue à la suite des heurts. « Les professeurs ne veulent plus continuer ici, parce qu’ils ne se sentent pas en sécurité et par peur d’un possible retour », a affirmé N’ké N’ké Dénis, qui soutient également avoir interpellé le proviseur dudit établissement sur les éventuels risques de sécurité.

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