Cameroun: 2 soldats tués dans une attaque jihadiste, 7 blessés dans l'explosion d'une mine (autorités)
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Cameroun: 2 soldats tués dans une attaque jihadiste, 7 blessés dans l'explosion d'une mine (autorités)

Cameroun: 2 soldats tués dans une attaque jihadiste, 7 blessés dans l'explosion d'une mine (autorités)

AFP | Lu 2061 fois | Publié

Deux soldats ont été tués mardi dans le nord du Cameroun dans l'attaque d'un poste militaire revendiquée par le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), et sept autres blessés dans l'explosion d'une mine dans la même localité, ont affirmé un officier et un responsable local.

L'extrême-nord du Cameroun, une région pauvre coincée entre le Nigeria et le Tchad, est la cible d'attaques répétées de ce groupe et de Boko Haram, l'organisation jihadiste nigériane dont l'ISWAP est une scission, et qui s'en prennent régulièrement aux civils et aux forces de sécurité dans les trois pays. 

Dans la nuit de lundi à mardi, des hommes armés venus du Nigeria ont attaqué un poste militaire à Soueram, une bourgade camerounaise située tout près de la frontière, a assuré, sous couvert de l'anonymat, un colonel de l'armée contacté au téléphone par l'AFP.

"Deux soldats camerounais ont péri" et, dans la riposte qui a suivi, "cinq combattants de l'ISWAP ont été tués", a-t-il assuré. Un véhicule de l'armée a été détruit et une pièce d'armement lourd emportée par les jihadistes, selon l'officier supérieur.

L'attaque a été revendiquée mardi par ISWAP, qui affirme avoir tué huit militaires camerounais, a rapporté Site Intelligence Group qui suit les activités des jihadistes.

Mardi dans la même localité, sept militaires ont été blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, a déclaré à l'AFP l'officier camerounais.

Il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si la mine avait été posée ou pas par des combattants de Iswap ou de Boko Haram, selon l'officier qui n'a pas précisé à quelle heure  mardi la mine avait explosé.

L'attaque du poste militaire et l'explosion de la mine, ainsi que les bilans communiqués par l'officier, ont été confirmés à l'AFP par un haut responsable de l'administration locale qui a aussi requis l'anonymat et assuré "qu'aucune victime civile n'est à déplorer".

Née dans le nord-est du Nigeria en 2009, l'insurrection de Boko Haram s'est peu à peu propagée à ses voisins camerounais, nigérien et tchadien, particulièrement dans la région du lac Tchad, située à la frontière entre ces quatre pays.

En 2016, le groupe s'est scindé en deux branches: la faction historique, dirigée par Abubakar Shekau, et l'ISWAP, affilié à l'EI. Mais les autorités et les militaires continuent fréquemment de les appeler indistinctement Boko Haram.

Les attaques jihadistes, un temps ralenties, se sont de nouveau intensifiées à partir de 2019. Début mars, l'armée tchadienne a lancé une vaste offensive, suivie en avril par les armées nigériane et nigérienne.

Depuis 2015, les quatre pays riverains du lac Tchad luttent contre ces groupes jihadistes au sein d'une Force multinationale mixte (FMM). Mais ces derniers mois, son efficacité a été de plus en plus discutée à mesure que les attaques contre les militaires et les civils se sont multipliées.

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