Sommet de l’OIF : Le choix de l’Afrique est un bon compromis pour la France.
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Sommet de l’OIF : Le choix de l’Afrique est un bon compromis pour la France.

Sommet de l’OIF : Le choix de l’Afrique est un bon compromis pour la France.

Rti Info / Moussa COULIBALY (Stagiaire) | Lu 2024 fois | Publié

Le 17 ème sommet de l’Organisation International de La Francophonie, s’est ouvert ce jeudi 11 octobre à Erevan en Arménie. La Secrétaire Général sortante, la canadienne Michael Jean est en course pour un second mandat de 4 ans. En face d’elle une seule chalengeuse, la ministre des Affaires Etrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo. Elle est quasiment assurée d’être la nouvelle patronne de l’institution pour les 4 années à venir.

Adoubé par la France et soutenu par l’Union Africaine, la ministre rwandaise, Louise Mushikiwabo est devenue sans surprise la nouvelle Secrétaire Général de l’Organisation International de la Francophonie (OIF), lors du 17 ème sommet en Arménie. Mais essayons de comprendre pourquoi sa candidature est si chère pour Paris, cela revêt une décision plutôt stratégique.

Non seulement les relations entre les Kigali et Paris pourraient être relancées, car Louis Mushikiwabo est l’une des fidèle collaboratrice du président du Rawanda Paul Kagamé. Fort de lien, Emmanuel, Macron pourrait ramener le Rwanda à reconsidérer sa position sur l’enseignement du français dans les écoles rwandaises.

Mais pour atteindre ce résultat, Paris a dû peser sur ses relations pour rallier les soutiens autour de la candidature de la ministre des Affaires Etrangères du Rwanda. D’abord reporter l’adhésion de l’Arabie Saoudite à l’OIF en tant que membre observateur, pour cela le prix à payer pour la Canada serait de ne pas soutenir la candidature de la secrétaire général sortante, Michael Jean. Sachant que les relations entre l’Arabie saoudite et le Canada ne sont pas au beau fixe ces derniers mois. Donc l'adhesion de l'Arabie Saoudite est vue d'un mauvais eil par le Canada. 

Mais force est de croire que le choix de la ministre rwandaise ne fait pas l’unanimité même dans la classe politique française, certains anciens ministres et des organisations des droits de l’hommes trouvent que ce choix fait débat. Notamment l’ONG Reporters sans Frontières qui dit, « comment l’OIF pourrait défendre les droits de l’homme si elle a sa tête l’une des principales dirigeantes d’un état qui piétine le droit à l’information et réprime les journalistes depuis 18 ans. »

Donc il est clair que la désignation de la ministre des Affaires Etrangères du Rwanda, Louis Mishikiwabo à la tête de l'OIF, a été facile mais la polémique risque de durer au sein des pays francophones. Même si cette decision permet le retour de l'Afrique à la tête des affaires de la francophonie.

Pour rappelle le français est la 5 eme langue parlée au monde avec 274 millions de personnes, derrière l’arabe avec 300 millions, l’anglais 335 millions, l’espagnol 414 millions et le mandarin en premier position avec 848 million d’interlocuteurs.

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