Afrique du Sud: reprise du travail à la mine de Marikana
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Afrique du Sud: reprise du travail à la mine de Marikana

AFP | Lu 1017 fois | Publié

L\'activité a repris vendredi dans la mine de platine sud-africaine de Marikana (nord), théâtre d\'une sanglante grève sauvage et perturbée jeudi par un nouvel arrêt de travail surprise à l\'initiative de mineurs inquiets après l\'arrestation d\'au moins quatre collègues.

"Tous les employés de Lonmin qui avaient arrêté le travail jeudi 18 octobre l'ont repris", a indiqué l'exploitant britannique dans un communiqué. "L'activité revient progressivement à la normale et plus vite que prévu. La direction reste soucieuse de renforcer le dialogue", a ajouté Lonmin. Les débrayages surprise de la veille faisaient suite à l'arrestation en une semaine de quatre mineurs soupçonnés de meurtre par la police. Des enquêteurs sont toujours à la recherche des auteurs des règlements de compte commis pendant la grève --qui ont fait onze morts--, tandis que les mineurs dénoncent un harcèlement. La police a diffusé vendredi une mise au point précisant qu'elle "ne visait pas n'importe qui mais des criminels devant répondre de leurs actes devant la justice" et qu'elle s'appuyait sur "des preuves solides". "Notre objectif est de maintenir la paix, l'ordre et la stabilité, et d'arrêter leurs auteurs de délits", a-t-elle souligné. "Depuis vendredi dernier, quatre personnes accusées de meurtre ont été arrêtées au total", a-t-elle précisé, prévenant que ce n'était qu'un début. Les deux premiers suspects, Sizakhele Kwazile, 35 ans, et Zenzile Nxenye, 37 ans, sont deux mineurs de Lonmin, domiciliés dans un bidonville proche du site. Ils ont été arrêtés le 12 octobre sur le lieu de travail. Suspectés du meurtre de leur collègue, Daluvuyo Bongo, 41 ans, ils ont été déférés au parquet et l'affaire doit revenir le 22 octobre devant le tribunal de Rustenburg, la ville voisine. Un troisième mineur, Dangile Mpotye, 35 ans, a été arrêté dimanche et doit revenir le 25 octobre devant un tribunal de la banlieue de Pretoria, à Ga-Rankuwa. La quatrième arrestation a permis jeudi de coffrer un suspect de 27 ans, selon la police, qui n'a pas précisé son nom. Ces deux derniers "sont soupçonnés d'avoir tué des collègues durant les horribles violences de Marikana", selon le communiqué de la police. La police régionale s'est également défendue d'entraver le travail de la commission d'enquête chargée d'élucider les circonstances exactes des violences commises pendant la grève, notamment le massacre de 34 grévistes abattus par la police le 16 août. Même sous les verrous, les suspects arrêtés pourront témoigner devant la commission, a assuré la police. Malgré l'accord conclu le 18 septembre après six semaines de grève sauvage, les esprits sont loin d'être apaisés dans le bassin minier de Rustenburg. La police y est très active, et plusieurs puits sont toujours paralysés par des grèves sauvages notamment chez Amplats, numéro quatre mondial du platine, qui a licencié 12.000 personnes. La commission d'enquête sur les violences de Marikana, qui ont fait au total 46 morts, doit reprendre ses auditions lundi.
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