Guinée: deux morts dans une manifestation à Conakry (familles et témoins)
0
 

Écouter
Guinée: deux morts dans une manifestation à Conakry (familles et témoins)

Guinée: deux morts dans une manifestation à Conakry (familles et témoins)

AFP | Lu 1512 fois | Publié

Deux hommes ont été tués mercredi soir par des tirs de militaires guinéens dans une banlieue de Conakry secouée dans la journée par des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, a-t-on appris de sources concordantes.

Mamadou Bela Baldé, 30 ans, est tombé en sortant de chez lui avec trois de ses amis dans le quartier de Wanidara sur des militaires qui ont alors "ouvert le feu", le touchant mortellement à la tête et l'un de ses compagnons, Mamadou Alimou Diallo, à la poitrine, a affirmé à l'AFP son frère qui n'a pas voulu révéler son identité complète.

"Il y avait aussi deux autres qui étaient avec eux qui ont été blessés mais sont encore en vie", selon la même source. 

Une source à l'hôpital Ignace Deen a indiqué que l'établissement avait reçu les deux corps.

Aucun commentaire des autorités n'était disponible dans l'immédiat.

"Les manifestations se sont bien déroulées dans notre quartier toute la matinée et une partie de l'après-midi, mais le calme est revenu depuis 16H00, donc il n'y avait de manifestations au moment du passage des militaires", a déclaré un témoin joint par l'AFP.

L'opposition guinéenne avait appelé à une nouvelle journée "ville morte" mercredi, et à une manifestation jeudi, interdite par les autorités.

Dans la journée, deux jeunes d'une vingtaine d'années avaient été blessés par balles à Cosa, une autre banlieue de Conakry, alors qu'ils érigeaient des barricades pour empêcher les pick-ups de la police d'emprunter la route Le Prince qui mène des périphéries de la capitale au centre-ville, selon un correspondant de l'AFP.

L'opposition multiplie depuis le début du mois d'octobre les journées ville morte et les manifestations pour protester contre la violation selon elle par le pouvoir d'un accord conclu en août sur l'installation des élus locaux après le scrutin contesté du 4 février.

Elle accuse le gouvernement de corrompre ses élus pour s'assurer une large majorité des communes à travers le pays.

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Alpha Condé en décembre 2010, une centaine de manifestants ont été tués par les forces de l'ordre, selon l'opposition et les décomptes de la presse. La mouvance présidentielle affirme pour sa part que 12 membres des forces de maintien d'ordre ont été tués au cours de cette période.

Cet article vous a plu ! Partagez-le maintenant

A lire également

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En continu

France: la Banque de France baisse sa prévision de croissance pour 2018 et 2019

Urgent | France: le jihadiste de Strasbourg abattu par la police

Togo: climat tendu à l'approche des législatives du 20 décembre, l'ONU s'inquiète

RDC: lourdes peines pour 36 personnes accusées d'attaques à Kinshasa en 2017

Un planteur et son épouse dépouillés de plus 1,7 million FCFA dans un hôtel à Issia