Cameroun: 2 ans de prison pour le numéro 2 du parti de Maurice Kamto
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Cameroun: 2 ans de prison pour le numéro 2 du parti de Maurice Kamto

Cameroun: 2 ans de prison pour le numéro 2 du parti de Maurice Kamto

AFP | Lu 1807 fois | Publié

Le premier vice-président du parti de l'opposant Maurice Kamto, Mamadou Mota, a été condamné lundi à deux ans de prison ferme pour son implication dans la mutinerie du 22 juillet à la prison centrale de Yaoundé où il est écroué depuis juin, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Après l'avoir reconnu coupable de "rébellion en groupe", le tribunal de première instance d'Ekounou à Yaoundé a condamné M. Mota, du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), à deux ans de prison lors d'un procès engagé après la mutinerie intervenue à la prison centrale de Yaoundé le 22 juillet.

"Ma condamnation est purement politique. Je ne suis pas un rebelle. Lors de la mutinerie de la prison, j'avais été appelé par le régisseur pour apaiser les détenus (anglophones)", a protesté auprès de l'AFP M. Mota. 

"Nous allons interjeter appel de ce jugement, car aucune preuve n'a été apportée pour soutenir l'accusation", a annoncé Me Emmanuel Simh, avocat des condamnés du MRC. 

Douze autres personnes, dont un leader anglophone, Mancho Bibixy, ont écopé de la même peine. Deux autres ont été condamnés à trois ans de prison, dans le cadre de la même affaire. 

La plupart des condamnés sont des anglophones, les autres sont du MRC. 

Le 22 juillet, de nombreux détenus de la crise anglophone avaient manifesté à l'intérieur du pénitencier de Yaoundé pour exiger l'amélioration de leurs conditions de détention et leur jugement. 

Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, M. Mota était apparu au milieu des manifestants, exigeant une meilleur ration alimentaire pour les prisonniers. Dans la nuit du 22 au 23 juillet, certains services de cette prison avaient été incendiés, d'autres saccagés. 

Connu pour ses critiques à l'égard du régime de Yaoundé, M. Mota a été arrêté en juin dans le cadre des manifestations organisées depuis la tenue de la présidentielle d'octobre 2018 pour dénoncer un "hold-up électoral" lors de ce scrutin.

En détention provisoire pour avoir pris part à une de ces manifestations, il attend d'être jugé devant le tribunal militaire dans le cadre de cette affaire.

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