Kigali aidera au transfert du rebelle Ntaganda à La CPI
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Kigali aidera au transfert du rebelle Ntaganda à La CPI

Kigali aidera au transfert du rebelle Ntaganda à La CPI

AFP | Lu 1130 fois | Publié

Le président rwandais, Paul Kagame, a affirmé jeudi que son pays apporterait tout le soutien nécessaire au transfert du rebelle de République démocratique du Congo (RDC) Bosco Ntaganda vers la Cour pénale internationale (CPI), prévu dans les prochains jours.

Bosco Ntaganda s'est officiellement présenté lundi à l'ambassade américaine. Selon les Etats-Unis, il a lui-même demandé à être envoyé devant la CPI, qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. "Nous allons travailler pour faire en sorte que tout ce dont l'ambassade américaine a besoin en lien avec l'affaire Bosco Ntaganda soit mis en oeuvre aussi rapidement que possible," a déclaré M. Kagame dans un communiqué. Bosco Ntaganda, surnommé "Terminator", est notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d'enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans l'Ituri (nord-est de la RDC). L'arrivée à l'ambassade américaine de l'un des seigneurs de guerre les plus recherchés des Grands Lacs a surpris nombre d'experts de la région. Le Rwanda a été largement accusé d'entretenir d'étroits liens avec le rebelles congolais et de le protéger. Mercredi, le responsable Afrique du département d'Etat américain, Johnnie Carson, avait indiqué que des envoyés de la CPI étaient déjà en route vers Kigali pour le récupérer. Il avait assuré que les "contacts" avec Kigali avaient été "ouverts et bons" dans cette affaire, même si les "modalités pratiques" du transport de M. Ntaganda de l'ambassade à l'aéroport restaient à définir. Dans la foulée, la procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait précisé que Bosco Ntaganda serait transféré à La Haye, où siège la Cour, "dans les deux jours". Outre ses crimes en Ituri, les ONG accusent le rebelle d'être responsable de crimes dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), où il était présumé diriger dernièrement la rébellion du M23, qui a explosé en deux factions rivales fin février. Le M23 est surtout composé d'ex-rebelles tutsi congolais qui avaient été intégrés à l'armée de RDC après la signature d'un accord de paix avec Kinshasa en 2009. Ils se sont mutinés et combattent l'armée congolaise depuis avril 2012 dans la riche province minière du Nord-Kivu estimant que ces accords n'ont pas été pleinement respectés. Bosco Ntaganda a passé la frontière entre le Rwanda et la RDC le week-end dernier, comme plusieurs centaines d'hommes de la faction du M23 qu'il contrôlait, défaite lors de combats avec l'aile rivale. La façon dont il a ensuite rejoint l'ambassade américaine à Kigali, quelque 150 km plus loin, reste inconnue.
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