Centrafrique: troubles dans l'ouest du pays, une faction rebelle dissidente menace
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Centrafrique: troubles dans l'ouest du pays, une faction rebelle dissidente menace

Centrafrique: troubles dans l'ouest du pays, une faction rebelle dissidente menace

AFP | Lu 1105 fois | Publié

Des accrochages et des pillages ont eu lieu ces derniers jours dans l'ouest de la Centrafrique, a appris l'AFP de sources concordantes et une faction de la coalition rebelle Séléka, qui s'estime lésée, menace de prendre les armes dans cette région.

"Nous sommes en train de nous déployer dans l'ouest du pays pour sécuriser la zone" qui était jusqu'ici préservée des combats, a affirmé sous couvert d'anonymat un haut responsable du Séléka, qui veut étendre son influence sur l'ensemble du territoire. Toutefois, selon des sources concordantes civiles et militaires, des membres des Forces armées centrafricaines (Faca) fidèles à l'ex- président François Bozizé ont pillé certaines villes dont Berberati avant de quitter les lieux face à la montée des rebelles. Les troupes du Séléka ont ensuite "pillé ce qui restait", a expliqué un Banguissois, en contact avec des proches. "Il y a eu des tirs et des accrochages", selon un responsable Séléka. Dans la même zone de l'ouest, un porte-parole du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du chef rebelle Abdoulaye Miskine, qui faisait partie du Séléka au début de l'offensive en décembre, a menacé de prendre les armes contre le Séléka maintenant au pouvoir à Bangui. "Nous sommes écartés. On ne nous associe pas aux opérations. Nous ne comprenons pas. On attend un signal (de la part du Séléka). On a abandonné une position à Garoua-Boulai (ouest, frontière avec le Cameroun) pour ne pas les affronter. Nous voulons la paix mais on peut reprendre les armes", a affirmé à l'AFP par téléphone, Anicet Pembeto. Le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty, issu du Séléka, a réagi:"Ce n'est pas la meilleure façon de faire la paix que de menacer et de faire du chantage". "Martin Koumtamadji (le nom d'état civil de Miskine) était membre du Séléka mais il quitté le mouvement. C'est lui même qui l'a déclaré", a-t-il précisé. "La sécurisation du territoire ne se négocie pas. Nous ne ferons pas de détails", a-t-il également lancé sans vouloir commenter cette dernière affirmation. De source proche du Séléka, Abdoulaye Miskine, un des chefs historiques des anciennes rébellions qui a longtemps séjourné en Libye, aurait été pris en chasse par le Séléka.
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