Mali: quatre morts dans les violences pré-électorales à Kidal (Gouvernement)
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Mali: quatre morts dans les violences pré-électorales à Kidal (Gouvernement)

Mali: quatre morts dans les violences pré-électorales à Kidal (Gouvernement)

AFP | Lu 4277 fois | Publié

Quatre personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans des violences pré-électorales à Kidal, berceau des Touareg et foyer de tension dans le nord-est du Mali, où le marché central a été incendié vendredi, a déclaré le gouvernement malien.

Jeudi vers 22H00 (locales et GMT), des "éléments armés" ont attaqué des habitants "faisant quatre morts, de nombreux blessés" parmi la population, a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué. Des maisons et boutiques ont été pillées et saccagées et "le marché central a été brûlé" vendredi, a-t-on ajouté. Ces violences se produisent à neuf jours du premier tour de la présidentielle, censé amorcer la réconciliation et rétablir l'ordre constitutionnel interrompu par un coup d'Etat en mars 2012. Le scrutin doit se tenir à Kidal le 28 juillet comme dans le reste du Mali après une intervention militaire dirigée par la France contre les groupes islamistes armés qui occupaient le nord du pays . Une source militaire africaine de la force de l'ONU au Mali, la Minusma, avait affirmé dans un premier temps à l'AFP que les violences de Kidal avaient opposé "un groupe de Touareg accusés d'être du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad, rébellion) ou proches du MNLA, et des populations noires". Les incidents avaient éclaté après une rumeur sur l'arrivée de renforts de l'armée malienne dont le déploiement depuis le 5 juillet de quelque 150 éléments a déjà provoqué des tensions entre les Touareg hostiles à leur présence et les autres communautés. Cette source avait fait état d'au moins un mort et d'une quarantaine de blessés civils tandis qu'un colonel au ministère de la Défense avait évoqué "quatre morts et beaucoup de blessés". Selon le ministère de la Défense, les habitants attaqués par les "éléments armés" sont des "populations favorables au Mali", sous-entendu à l'unité du Mali, par opposition à des groupes armés ayant prôné l'indépendance ou l'autonomie d'une partie du Mali, comme le MNLA. Le communiqué ne cite cependant ni le MNLA, ni les Touareg. De même source, "certaines populations victimes (des violences) se sont réfugiées dans les casernes militaires maliennes et étrangères. Le détachement militaire malien patrouille dans la ville en vue de protéger les populations". Le ministre de la Défense Yamoussa Camara "demande aux populations de garder leur calme et assure, singulièrement celles victimes d'attaques terroristes dans le) nord du pays, que tout est mis en oeuvre pour assurer leur protection et leur sécurisation ainsi que leurs biens". Il exhorte "les personnels des forces armées maliennes et étrangères à la retenue, à la vigilance pour ne pas céder ou contribuer à la provocation". La ville de Kidal était occupée depuis février par les rebelles touareg du MNLA, jusqu'à leur cantonnement, qui s'est fait en parallèle à l'arrivée le 5 juillet de quelque 150 soldats maliens, conformément à un accord conclu à Ouagadougou, au Burkina Faso, entre le gouvernement de Bamako et les Touareg.
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