Les Maliens doivent opposer \"une résistance\" selon le Parlement
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Les Maliens doivent opposer \"une résistance\" selon le Parlement

AFP | Lu 1833 fois | Publié

Les Maliens doivent opposer une "résistance implacable à l'occupation" du Nord de leur pays par les groupes armés essentiellement islamistes, a déclaré mercredi l'Assemblée nationale, réclamant des mesures urgentes pour une intervention de l'armée malienne. Dans une déclaration "pour la restauration de l'intégrité territoriale" dont l'AFP a reçu copie, le Bureau de l'Assemblée nationale "appelle le peuple malien tout entier à une résistance implacable à l'occupation et à renforcer davantage la solidarité par tous les moyens possibles". "Depuis le mois de janvier 2012, début de la grave crise que traverse notre pays, l'Assemblée nationale a exprimé à maintes reprises la nécessité pour tous les Maliens de sceller une union sacrée et d'accepter tous les sacrifices nécessaires pour la restauration de l'intégrité territoriale et la préservation du caractère laïc de notre République", est-il écrit dans le texte. Le Mali, qui était depuis mi-janvier la proie d'attaques de groupes armés dans le Nord, a été secoué le 22 mars par un coup d'Etat militaire contre le président Amadou Toumani Touré, accusé par les putschistes d'incurie face aux assaillants. Le putsch a accéléré la chute du Nord (Kidal, Gao, Tombouctou) aux mains des groupes armés, comprenant les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), et des islamistes puissamment armés : Ansar Dine (Défenseur de l'islam), Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Les autorités de transition mises en place après le retrait des putschistes n'ont pu mettre fin à l'occupation. Et récemment, les islamistes ont renforcé leur emprise sur le terrain en évinçant le MNLA de Gao et Tombouctou. Dans sa déclaration, l'Assemblée nationale "invite le gouvernement à prendre rapidement toutes les mesures nécessaires permettant une intervention de l'armée malienne au Nord avec l'appui de la communauté internationale", avec pour mission de "libérer les régions du Nord". La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) prépare depuis plusieurs semaines l'envoi d'une force de 3.300 hommes au Mali, mais attend pour cela un feu vert des autorités maliennes et de l'ONU. Aqmi et le Mujao ont menacé ces derniers jours de s'en prendre aux pays et groupes qui contribueraient à constituer cette force si jamais elle était envoyée dans les zones sous leur contrôle. Dans une déclaration distincte, l'Assemblée nationale a réclamé "toute la lumière" sur l'agression du président malien de transition Dioncounda Traoré, violemment battu et blessé le 21 mai par des manifestants. M. Traoré a été opéré en France où il s'était rendu le 23 mai pour des examens médicaux. Depuis, il n'est pas retourné au Mali. Les autorités ont ouvert des enquêtes, qui ont conduit à l'audition de plusieurs personnes, dont trois ont été inculpées de "troubles graves à l'ordre public" et écrouées à Bamako selon les autorités judiciaires. "Les résultats des enquêtes ouvertes par les autorités sur l'agression" de M. Traoré "n'ont toujours pas été portés à la connaissance de la Nation", déplore l'Assemblée nationale. Elle "exige (...) un traitement diligent desdites enquêtes pour faire toute la lumière" sur cette attaque.
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