Côte d’Ivoire/Peinture : L’homme au cœur d’une vision artistique selon Salifou Lindou et Claudie Poinsard
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Côte d’Ivoire/Peinture : L’homme au cœur d’une vision artistique selon Salifou Lindou et Claudie Poinsard

Côte d’Ivoire/Peinture : L’homme au cœur d’une vision artistique selon Salifou Lindou et Claudie Poinsard

Assouan Noumoua Stéphane | Lu 1738 fois | Publié

Après l’exposition PEREGRINATE (24 janvier-14 Février 2015), la Fondation Donwahi en partenariat avec la galerie MAM de Douala, et la société Total-CI, a organisé le vendredi 20 Février 2015, en son siège à Abidjan-Cocody, le vernissage d’une exposition présentant les œuvres des peintres camerounais Salifou Lindou et franco-camerounaise Claudie Poinsard.

Dans le respect du principe de la matière, «Entre le souffle et le trait» et « Earth & Dreams (Ndlr : Terre et Rêves)», respectivement, Salifou Lindou et Claudie Poinsard, nous plonge au cœur d’un travail artistique où se trouve l’humain." Qu’il soit abordé d’une manière intérieure et psychologique comme chez Poinsard, ou de façon anthropomorphique, comme chez Lindou, c’est bien l’essence secrète des êtres que ces deux-là cherchent à nous révéler ", a déclaré le critique d’art international et historien Simon Njami.

Cette exposition a réuni une catégorie de personnes dont les artistes peintres, surtout ivoirien Boussou Hermann, lauréat du festival " Art Festival 2014" qui nous a fait l’honneur de sa présence à ce vernissage.

Par la technique de l’utilisation du pastelle sanguine, l’artiste plasticien et sculpteur, Salifou Lindou illustre ses œuvres en montrant que : "De la texture et de la forme de mes personnages, je fais surgir du narcissique, la force et la fragilité, la beauté et la laideur, pour laisser apparaître l’âpreté et la douceur des traits et l’infini résistance de l’être aux agressions de l’existence".

Tandis que par la peinture, dans son voyage artistique, un brassage de rivages franco-camerounais, Claudie Poinsard bat le rappel des souvenirs d’une «mémoire passée ou présente». Chez elle, "Les traits sont effacés. Les visages sont suggérés et les corps se fondent dans les fonds de couleur avec lesquels ils se confondent et ils se dissolvent, comme cette mémoire après laquelle il nous arrive tous de reconfigurer avec des brides, des morceaux éclatés, ces éléments que Toshome Gabriel appelait «ruines»", a ajouté Simon Njami.

Ayant le Cameroun en partage, ces artistes ont des illustrations et des techniques différentes. Lorsque Lindou parle de « texture », Poinsard parle de la « terre ».

Avec cette nouvelle exposition qui se tiendra du vendredi 20 Février au samedi 11 Avril 2015, " La Fondation Donwahi, poursuit son voyage autour du sens et des mécanismes qui nous font être, peut-être des artistes, mais avant tout des humains", a conclu le critique d’art international et historien Simon Njami.

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