Les gouvernements africains appelés à exploiter le potentiel de l’industrie du jeu.
0
 

Écouter
 Les gouvernements africains appelés à exploiter le potentiel de l’industrie du jeu.

Les gouvernements africains appelés à exploiter le potentiel de l’industrie du jeu.

Frédéric Goré-Bi/RTIinfo | Lu 3243 fois | Publié

L’industrie du jeu est en plein essor en Afrique. Une vitalité qui amène les pays du continent noir à adopter des mesures idoines afin de bénéficier des opportunités d’investissements directs ou indirects qui découlent de cette industrie.

Dans une interview accordée à des confrères, Amne Suedi, avocate spécialisée dans les investissements en Afrique, travaillant activement avec l’industrie du jeu et directrice chez Shikana Law Group, un cabinet juridique basé au Kenya et en Tanzanie, s’interroge pour savoir où, comment et qui investit dans une industrie du jeu aux multiples facettes en Afrique. « Les gouvernements africains peuvent exploiter bien plus profondément l’industrie du jeu », a-t-elle déclaré. 

« Je pense qu’il s’agit d’un domaine d’investissement présentant un grand potentiel de croissance, et pouvant avoir un impact encore plus élevé sur les pays encourageant ce type d’investissement, en termes de création d’emploi et, bien entendu, de recettes pour les autorités fiscales », a affirmé Amne Suedi pour expliquer l’attention toute particulière dont fait l’Afrique de la part des exploitants des capitaux privés occidentaux.

Selon l’avocate spécialisée dans les investissements, « Les gouvernements d’Afrique peuvent exploiter bien plus profondément ce secteur, étant donné que les bénéfices engrangés peuvent être dirigés vers le développement de complexes sportifs, de centres d’entrepreneuriat, etc. »

A la question de savoir qui seront les grands vainqueurs de l’industrie dans les mois à venir ? Amne Suedi déclare « à l’heure actuelle, le marché est-africain est très prometteur en termes d’opportunités et, dans un environnement réglementaire en constante évolution, les législateurs essaient de suivre le rythme des technologies ». Poursuivant sur sa lancée, elle ajoute « il existe toujours un moyen pour dialoguer avec les législateurs et, grâce à une bonne planification et une stratégie saine et raisonnable, les investisseurs peuvent trouver des législations qui ne sont certes pas parfaites, mais qui sont équilibrées et qui répondent au moins à la moitié de leurs exigences de placement ».

« Je pense que beaucoup de personnes doivent changer leurs perceptions au sujet des investissements en Afrique. Comme partout ailleurs dans le monde, si vous voulez l’excellence, vous devez payer le prix ! C’est exactement pareil en Afrique », a suggéré Madame Suedi.

Pour la directrice du cabinet Shikana Law Group, le meilleur endroit pour des opérateurs cherchant à s’implanter en Afrique, c’est d’avoir une très bonne compréhension du marché sur lequel ils veulent évoluer.

"Le premier conseil que je puisse adresser aux investisseurs arrivant dans un pays d’Afrique est d’oublier ce qu’ils savent sur les autres marchés, de traiter chaque marché comme une entité à part entière et de ne pas comparer", a-t-elle avoué.

L’industrie de jeu est la première industrie culturelle au monde et génère près de 100 Milliards de dollars soit 50.000 milliards de francs CFA. L’Afrique ne représente que 1% de ce secteur.

L’Afrique du Sud était à la tête de l’économie des jeux sur le continent africain avec 1,7 milliard de rand environ 170 milliards de francs CFA de chiffres d’affaires.

Les jeux sur mobile, qui génèrent plus de 13 milliards de dollars US soit 6500 milliards de francs CFA de recette dans le monde, comptaient près de 400 millions d’utilisateurs en 2016 en Afrique, selon le cabinet Deloitte.

Cet article vous a plu ! Partagez-le maintenant

A lire également

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En continu

Un planteur et son épouse dépouillés de plus 1,7 million FCFA dans un hôtel à Issia

Burkina: manifestation en hommage à Norbert Zongo, 20 ans après sa mort

Le maire Traoré Lassina réélu à la tête de la commune de Soubré

La BAD et Entreprenarium lancent des masters class pour 200 femmes entrepreneures en Côte d’Ivoire

Don de tables-bancs à deux écoles primaires de Man